Amiante : la justice offre un répit à Aubry

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Martine Aubry peut souffler, elle ne sera pas poursuivie.
Martine Aubry peut souffler, elle ne sera pas poursuivie.

Martine Aubry doit être soulagée. Avec la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris annulant sa mise en examen dans la sinistre affaire de l'amiante, c'est le spectre du procès qui s'éloigne. Et un bien mauvais procès, avec des milliers de victimes, d'un bout à l'autre du pays, qui réclament, depuis leur première plainte en 1996 - il y a dix-huit ans ! - qu'enfin les responsables de ce scandale majeur de santé publique soient jugés. Pour la dame des 35 heures, cette mise en examen était aussi un écueil dans sa stratégie personnelle tant elle permettait à ses adversaires de la marginaliser dans le jeu politique national. Que lui reprochait-on ? La juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy l'a mise en examen en novembre 2012 pour homicides et blessures involontaires en raison de son rôle en tant que directrice des relations du travail (DRT) entre 1984 et 1987. Sa direction, responsable de la sécurité des travailleurs, n'avait rien vu venir des ravages de l'amiante, pourtant sérieusement documentés. Plus ennuyeux, l'un de ses adjoints siégeait au CPA, le fameux Comité permanent amiante, officine de lobbying montée par les industriels du secteur qui, devant le vide sidéral des autorités dans ce domaine, fera le plein de scientifiques et de représentants des syndicats et des ministères, tous prônant "l'usage contrôlé" de l'amiante. Jusqu'à la révélation du scandale en 1995 aux conclusions de l'Inserm...

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  • M3182284 le samedi 28 juin 2014 à 14:42

    Cette femme n'est pas le fossoyeur des ouvriers de l'amiante, c'est juste le fossoyeur de la compétitivité française avec les 35:00.

  • M940878 le vendredi 27 juin 2014 à 14:59

    il fallait la blanchir ... à l'amiante