Amérique latine : méfiez-vous des appels téléphoniques !

le
0
Les arnaqueurs utilisent souvent des téléphones pour faire croire à l'enlèvement d'un proche, contre une rançon. 
Les arnaqueurs utilisent souvent des téléphones pour faire croire à l'enlèvement d'un proche, contre une rançon. 

Un soir, vous décrochez votre téléphone. Au bout du fil, vous entendez des cris et des pleurs. Votre interlocuteur vous annonce que l'un de vos proches vient d'être enlevé. Pour le revoir très rapidement, une solution : verser une somme comprise entre 2 000 et 10 000 euros via Western Union, un service de transfert monétaire international. Profondément désespéré, vous vous exécutez. Mais vous venez d'être victime d'un kidnapping virtuel. Ce phénomène est monnaie courante en Amérique latine.

Pour le criminologue Alain Bauer, « cela fait au moins une quinzaine d'années que ces phénomènes prolifèrent un peu partout dans l'espace sur et centre américain ». Au Chili, le phénomène vient tout droit des prisons. Les détenus se procurent des téléphones facilement, contactent les victimes, tentent de leur soutirer de l'argent. Ainsi, ils peuvent payer plus rapidement leur caution et sortir de prison. Ils agissent souvent la nuit, pour désarçonner les victimes. Et si le scénario ne prend pas, les escrocs diffusent de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Des méthodes différentes

Au Mexique, les cybercriminels utilisent une tout autre méthode.  En 2013, le personnel d'une crèche a dû envoyer les enfants dans un hôtel, à la demande d'un policier « pour éviter un rapt imminent ». Or le policier n'en était pas un. Mais les forces de l'ordre sont intervenues avant même que l'argent ait...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant