Alain Juppé-François Fillon : la bataille des sacristies

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François Fillon et Alain Juppé se disputent l'électorat catholique pour le second tour de la primaire.
François Fillon et Alain Juppé se disputent l'électorat catholique pour le second tour de la primaire.

Les évêques ont été entendus. Eux qui récemment, dans une lettre ouverte ? et très médiatisée ?, en appelaient à « retrouver le sens du politique » sont servis. Le champ spirituel est devenu l'un des terrains d'affrontement des deux candidats à l'investiture de la droite pour la course à l'Élysée. Choc de convictions, mais d'arithmétique électorale : selon l'Ifop, les catholiques pratiquants représenteraient 15 % des électeurs de la primaire.

Distancé chez cet électorat par François Fillon, Alain Juppé tente de combler son retard, se plaçant sous l'ombrelle du pape François et dénonçant la vision « traditionaliste » de son adversaire. Le positionnement, évidemment, n'est pas le fruit du hasard. Entre conservateurs et progressistes, soit, d'un côté, les partisans d'une ligne doctrinale rigoriste incarnée par le théologien Benoît XVI et, d'un autre côté, les tenants d'une ouverture défendue à grand renfort de gestes symboliques par le pastoral pape François, la bataille fait rage au Vatican. Et, évidemment, parmi les fidèles. « Il y a plusieurs pièces dans la maison du Père », dit l'évangile de saint Jean.

Le catholicisme d'un notable bon teint

Alain Juppé se pose en progressiste et renvoie son adversaire dans le camp des ultras, conservateurs s'entend. Argument facile : François Fillon est le candidat qui a été choisi ? après audit de tous les...

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  • M8252219 il y a 11 mois

    Il n'y a pas deux sortes de citoyens en France : ceux qui travaillent dans le secteur privé et les entrepreneurs soumis aux aléas et tempêtes de la concurrence mondiale et d'autre part des fonctionnaires et assimilés et les statuts spéciaux à l'abri du parapluie de l'état (beaucoup trop nombreux) et qui vivent sur le dos du secteur privé concurrentiel . Il parait que l'ÉGALITÉ fait partie de la devise de la république.

  • M8252219 il y a 11 mois

    Aucune raison de dégrader le service public en passant de 34h à 39 h le temps travaillé serait le même , je ne vois pas pourquoi pendant ces 5 heures hebdomadaires supplémentaires les fonctionnaires seraient incapable de bien travailler . Avant les 35h tous nous avons travaillé 40 heures et sans plus de fatigue . Ou bien il va falloir avoir un nouveau regard sur les embauches dans la fonction publique et prendre des supermans ou des superwomans .!!!!!!