AirAsia ou l'âge de raison du low cost

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AirAsia va devoir faire d'importantes dépenses en sécurité pour espérer conserver ses parts de marché.
AirAsia va devoir faire d'importantes dépenses en sécurité pour espérer conserver ses parts de marché.

À mesure que les corps sont remontés au compte-gouttes, les questions s'accumulent sur les causes du crash du vol d'AirAsia. Seules les boîtes noires et l'analyse des débris permettront éventuellement aux enquêteurs d'élucider ce drame. Mais, déjà, les interrogations éraflent la réputation impeccable de la plus grande compagnie low cost d'Asie. Les avions à la livrée rouge et blanche avaient conquis les coeurs des jeunes classes moyennes connectées d'Asie du Sud-Est. L'entreprise de Tony Fernandes se présentait comme une "compagnie au service des gens" plutôt qu'une compagnie aérienne classique. Et elle avait bâti son succès sur cette proximité, cette efficacité et cette sûreté, face au mastodonte étatique Malaysia Airlines.

Aujourd'hui, ses clients sont saisis par le doute. "Nous adorions AirAsia. Ils étaient si bons, nous les croyions si sûrs. Comment cela a-t-il pu se passer ?" s'interroge Hannah, une trentenaire de la bourgeoisie de Jakarta. Un autre incident sur l'aéroport de Kalipo aux Philippines où un Airbus d'AirAsia est sorti de la piste d'atterrissage en raison du mauvais temps lundi jette le trouble sur le low cost, qui représente 60 % du trafic en Asie du Sud-Est. Le crash du vol QZ8501 marque un coup d'arrêt pour ce modèle après une décennie de croissance spectaculaire dans la région. Il surgit au moment où celui-ci s'essoufflait et pourrait accélérer les restructurations en cours.

Plusieurs compagnies sur la...

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