Achats de Noël : les Français délaissent Internet

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Les Français continueront à se serrer la ceinture cette année, mus par un sentiment de récession économique et par la crainte d'une baisse de leur pouvoir d'achat.

Acheter ses cadeaux de Noël sur Internet: c'est devenu presque anodin… Pourtant, cette année, les emplettes en ligne pour les fêtes pourraient marquer le pas pour la première fois. C'est le grand enseignement de l'étude annuelle de Noël publiée ce jeudi par Deloitte, qui porte sur les intentions d'achat des Européens pour les fêtes de fin d'année. Selon le cabinet d'études, 33 % des Français devraient en effet acheter cette année leurs cadeaux sur la Toile. Soit 5 points de moins qu'en 2013. «Dans un contexte très pessimiste sur l'état de l'économie française, les consommateurs font parfois preuve d'un attentisme les poussant à miser sur les promotions de dernière minute», étaie Stéphane Rimbeuf, associé responsable de l'étude chez Deloitte. Or, ces achats tardifs se font plutôt en magasins, par crainte de ne pas être livré pour le 25 décembre.

Les hypermarchés gagnants

Les principaux bénéficiaires de ce retour dans les enseignes sont les hypermarchés, qui devraient regrouper la moitié (48 %) des achats de cadeaux dans les points de vente physiques (+ 10 % sur un an). «Ils profitent à plein de leur ADN basé sur la promotion, un avantage crucial alors que les comportements d'achats en période de crise sont de plus en plus guidés par les prix», résume Stéphane Rimbeuf. Enfin, les pure players de l'Internet devraient être pénalisés par la typologie des cadeaux. Les Français privilégieront les cadeaux de leur conjoint et de leurs enfants, au détriment des présents pour les adultes, des articles qu'ils ont pris l'habitude d'acheter en ligne (CD, DVD, livres…).

À côté de cette évolution inédite, les Français continueront à se serrer la ceinture cette année, mus par un sentiment de récession économique et par la crainte d'une baisse de leur pouvoir d'achat. Toutes dépenses confondues, le budget Noël 2014 devrait reculer de 4,5 %, à 518 euros (- 0,9 % en 2013). C'est la plus forte baisse depuis quatre ans, même si elle n'atteint pas celle de 2008. Obligés de procéder à des arbitrages, les consommateurs français couperont dans leurs loisirs et leurs sorties (- 17,7 %), pour privilégier la nourriture (168 euros, en baisse de 3,3 %) et les cadeaux (- 2,7 %, à 303 euros).

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