Accord UE-Turquie : "On pourrait voir une fragmentation des routes"

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Des réfugiés d'Alep à la frontière turque, le 5 février dernier.
Des réfugiés d'Alep à la frontière turque, le 5 février dernier.

Ils ne devraient pas pouvoir rejoindre la ville grecque d'Idoméni, où quelque 44 000 personnes sont toujours coincées aux portes de la Macédoine? Dans deux semaines, ils seront pour la plupart de retour sur le territoire anatolien, tout du moins si l'on en croit l'accord trouvé vendredi à Bruxelles entre les 28 dirigeants européens et le Premier ministre turc, Davutoglu. Cet accord doit en principe permettre le retour de l'ensemble des migrants clandestins en Turquie dès le début du mois d'avril, en échange de la réinstallation en Europe de Syriens vivant dans les camps turcs.

Risque de refoulement

Fruit de près de six mois de négociations avec Ankara, cet accord est censé arrêter les flux de migrants sur cette route, devenue la première porte d'entrée vers l'Europe, et casser « le business model des passeurs », selon les propres mots de la chancelière Angela Merkel. Or, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), l'agence onusienne principale coordinatrice de l'aide pour les réfugiés et partenaire-clé pour la mise en oeuvre d'une partie de l'accord, émet de sérieux doutes sur le respect du principe de « non-refoulement » pour ceux qui fuient la guerre.

« On ne peut pas faire de retour de demandeurs d'asile vers la Turquie sans garantie procédurale en place », indique au Point Vincent Cochetel, directeur à Bruxelles de l'organisation...

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