Abattoirs : révélations sur le tournage des caméras cachées

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Les cofondateurs de L214, Brigitte Gothiere et Sébastien Arsac.
Les cofondateurs de L214, Brigitte Gothiere et Sébastien Arsac.

Poussins broyés, bovins maltraités, les vidéos de l'association L214 ont beaucoup fait parler ces derniers mois. Des images capturées clandestinement par des militants de L214, inflitrés au sein des abattoirs, élevages ou couvoirs. Nicolas (le prénom a été changé), un "espion" de l'association qui a tourné plusieurs vidéos, raconte à Francetvinfo repérer ses cibles sur Pôle Emploi.

Ensuite, place à un jeu de rôle qui débute dès l'entretien d'embauche "et après, avec les salariés de l'entreprise, huit heures par jour pendant des semaines. On ne peut pas parler de sa vie privée. On n'a plus de vie personnelle non plus. On part à des centaines de kilomètres de chez soi", raconte Nicolas, 24 ans.

La "peur de se faire prendre"

Une mission qui nécessite un engagement total de la part des membres de L214. Par exemple, raconte le jeune homme, pour se faire embaucher dans un couvoir de canetons, Nicolas explique avoir "dû faire deux mois d'intérim dans l'agroalimentaire dans des trucs qui n'avaient rien à voir (...) uniquement pour se faire un CV et que l'agence le mette sur cet emploi".

Il explique que les premiers jours lui servent de repérage, manière de voir où et à quel moment il pourra profiter d'un moment de calme pour filmer et cadrer au mieux. S'il profite que ses collègues aient le dos tourné, l'"espion" de L214 explique avoir "peur de se faire prendre".

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