Abattoirs : "Nous avons le droit de savoir ce qui se trouve dans nos assiettes !"

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Dans une usine de traitement de la viande à Villers-Bocage, dans le Calvados (illustration).
Dans une usine de traitement de la viande à Villers-Bocage, dans le Calvados (illustration).

Les images inquiétantes des coulisses de l'abattoir d'Alès, révélées par l'association L214 et Le Point.fr le 14 octobre, continuent d'émouvoir et d'interpeller. La sénatrice-maire UDI Sylvie Goy-Chavent a lancé une pétition pour inciter les siens ? les élus de la haute assemblée ? à lancer une commission d'enquête « sur les méthodes d'abattage des animaux de boucherie ».

Le texte souligne que « plus de 50 % des animaux de boucherie sont égorgés dans d'horribles souffrances sans être préalablement étourdis, comme l'exige pourtant la loi ». L'idée est de contraindre les abatteurs à s'expliquer devant la représentation nationale, voire à ouvrir leurs portes aux élus. « Nous avons le droit de savoir ce qui se trouve dans nos assiettes ! » interpelle le texte.

Pétition

Si la pétition a déjà recueilli plus de 10 000 soutiens, l'initiative de Sylvie Goy-Chavent ne peut aboutir que si un groupe parlementaire se saisit officiellement du sujet et présente son souhait d'enquête au bureau du même Sénat. Pour l'heure, une quarantaine de sénateurs ont apporté leur soutien à la constitution d'une telle commission : des Républicains (Pierre Charon, Hubert Falco, Michel Savin, François Grosdidier?), des UDI (Yves Pozzo di Borgo, Chantal Jouanno?), et une élue écologiste (Esther Benbassa), mais toujours pas de socialiste?

Le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Stéphane Le Foll a...

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  • M9244933 le vendredi 23 oct 2015 à 11:19

    A quand par exemple l'étiquetage obligatoire de la méthode d'abattage, rituel ou non, pour être capable de refuser des méthodes d'un autre âge, pour le dire poliment?