À Rio, 1 homicide sur 5 est commis par la police

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Le rapport d'Amnesty ne se base pas sur les chiffres officiels de l'État de Rio, mais sur des données du ministère de la Santé complétées par des entretiens avec les familles des victimes.
Le rapport d'Amnesty ne se base pas sur les chiffres officiels de l'État de Rio, mais sur des données du ministère de la Santé complétées par des entretiens avec les familles des victimes.

L'ONG Amnesty International a publié un rapport de 90 pages sur la recrudescence des violences policières à Rio de Janeiro. En 2014, 1 519 Cariocas (habitants de Rio) ont été victimes de la police dépendant de l'État de Rio, soit 16 % de l'ensemble des personnes victimes d'homicide. Entre 2013 et 2014, les meurtres commis par des policiers ont augmenté de 9 % dans la ville et de 39,4 % dans tout le Brésil. Selon le rapport, au nom de la "guerre contre la drogue", les policiers procèdent à des exécutions sommaires principalement dans les favelas situées dans les quartiers pauvres. Les autorités parlent de "résistance suivie de mort". La plupart des cas sont classés sans suite et aucune enquête n'est diligentée.

Le rapport intitulé "You killed my son" constate que sur près d'une décennie, entre 2005 et 2014, la police de l'État a causé la mort de 8 466 personnes, dont 5 132 victimes au sein même de la ville de Rio. Les principales victimes sont à 95 % des hommes, à 79 % de couleur de peau noire et à 75 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans. La grande majorité habite dans des bidonvilles.

L'étude s'est appuyée sur des données du ministère de la Santé et sur des entretiens avec les familles des victimes policières.

Contesté

Selon Lisa Salza, responsable Amnesty International, "le Brésil hérite d'une longue et terrible histoire marquée par l'esclavage. Depuis, les communautés noires sont marginalisées par...

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