À quand des frondeurs moraux ?

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Il est des élus, nombreux, qui jamais n'ont mis le doigt dans le pot de confiture (illustration).
Il est des élus, nombreux, qui jamais n'ont mis le doigt dans le pot de confiture (illustration).

Commençons par là : oui, il-faut-respecter-la-présomption-d'innocence-au-risque-de-faire-le-jeu-des-extrêmes. Bien ! En l'espèce, nous ne sommes pas aidés. Un mauvais parfum se fait (encore) sentir. Depuis plusieurs mois, et avec la concision d'un tweet, l'Élysée publie des communiqués pour annoncer la démission d'un ministre ou d'un conseiller - Jouyet, rappelons-le, y a échappé. Donc, après Cahuzac, Morelle, Thévenoud, Arif, c'est autour de Faouzi Lamdaoui, le conseiller à tout (donc à rien), d'être débarqué "pour se donner les moyens de se défendre, suite à une citation correctionnelle pour des faits remontant à 2007-2008". 2007-2008, datation permettant à la présidence de lâcher, l'air de rien, son collaborateur...À ce titre, la droite aurait tort de hurler au scandale ou de prendre la pose outrée, elle qui eut son lot d'affaires et de polémiques entre 2007 et 2014. Ah, les cigares-matraques de Christian Blanc payés par son ministère ; les frasques de l'ami Balkany et les déplacements privés de ministres en avion-taxi aux frais de la princesse étatique. On pourrait ajouter Bygmalion, mais passons. DiabolisationQue se passe-t-il donc dans la tête de ces hommes de pouvoir ? Ils ne touchent plus ni l'électeur ni le sol. La déconnexion est mortifère. Impunité. Gyrophare. Protocole. Miroir médiatique. Toute-puissance. Interrogés, bien des politiques ne comprennent pas le comportement de ces brebis galeuses. Ils disent : "Le...

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