À Marseille, Nicolas Sarkozy galvanise ses fidèles

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À trois semaines du premier tour de la primaire, le président ne change pas de ligne. C?est en galvanisant le noyau dur des sympathisants LR qu?il entend se défaire de ses adversaires.
À trois semaines du premier tour de la primaire, le président ne change pas de ligne. C?est en galvanisant le noyau dur des sympathisants LR qu?il entend se défaire de ses adversaires.

C'est une salle électrique qui attendait Nicolas Sarkozy, jeudi soir, pour son meeting à Marseille. Un territoire qui est largement acquis à l'ancien chef de l'État. Dans la salle Vallier, bondée de militants, le président de la fédération LR des Bouches-du-Rhône Bruno Gilles, la présidente du conseil départemental Martine Vassal, le député européen Renaud Muselier et le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin ont tour à tour joué les chauffeurs de salle. « C'est une élection, dit-on entre amis, certes. Mais nous sommes quand même beaucoup plus amis avec toi. Parce que le président, c'est toi », a introduit le maire de Marseille d'un ton cajoleur.

Nicolas Sarkozy s'est lui montré beaucoup plus offensif. Le matin, l'ancien président avait étonné en déclarant sur BFM TV qu'en cas de second tour Le Pen-Hollande, il voterait « pas de gaieté de c?ur » pour le chef de l'État sortant. Un virage qui a surpris de la part de celui qui avait défendu jusqu'alors la stratégie du « ni-ni », ni Front national, ni Parti socialiste. Le soir à Marseille, Nicolas Sarkozy revient à ses fondamentaux, à savoir une campagne très à droite à la limite des expressions frontistes. Une bonne partie du discours est consacrée à l'identité nationale. « Quand on est en France, on vit comme un Français, si on ne veut pas vivre comme un Français, on n'est pas obligé de devenir français », martèle-t-il. Et de conclure en répétant « ici,...

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