À Calais, la nouvelle odyssée des migrants pour sortir de la jungle

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Les réfugiés rêvent d'une nouvelle vie, avant de monter dans les bus qui les conduiront vers les centres d'accueil.
Les réfugiés rêvent d'une nouvelle vie, avant de monter dans les bus qui les conduiront vers les centres d'accueil.

Dans la nuit de dimanche à lundi, Hamza Jahangir n'a pas beaucoup dormi. La nuit a pourtant été plutôt calme, pour la « jungle » de Calais. À peine une bagarre, « entre deux personnes, la sécurité est venue? ». Non, c'est le stress qui a empêché Hamza de dormir. À quoi cet enfer allait-il laisser place ? Il s'est levé à 6 heures pour être parmi les premiers à la douche, puis a attendu qu'on lui remette un bracelet de sortie de la zone sécurisée des containers, avant de faire rouler sa valise rouge, qui contient toute sa vie.

Sa vie qui s'est d'ailleurs allégée d'un article : il a laissé les sandales en plastique dans lesquelles il était pieds nus pour ne garder que ses baskets blanches, données par l'ONG anglaise Care for Calais. « J'ai mal à la gorge et le nez qui coule, je vais arriver malade dans la nouvelle maison », lâche-t-il en esquissant un petit sourire afin de cacher son air inquiet. Il est 10 heures. Hamza a froid et faim.  « Peut-être que je vais être dubliné ? » avance-t-il dans l'espoir qu'on lui dise non. Le règlement de Dublin 3, de 2013, prévoit que le pays qui traite la demande d'asile soit celui où le migrant a laissé ses empreintes. Pour lui, ce serait la Bulgarie, connue pour les violences policières envers les réfugiés. Il semble craindre ce pays autant qu'un retour vers l'Afghanistan, où les talibans ont assassiné son père.

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