À Air France, les pilotes sabordent aussi leurs carrières

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Pour les pilotes restant à Air France, les perspectives de carrière ne sont guère réjouissantes...
Pour les pilotes restant à Air France, les perspectives de carrière ne sont guère réjouissantes...

Scier la branche sur laquelle on est assis, cette métaphore s'applique parfaitement à la stratégie du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire à Air France et interlocuteur décisionnaire lors des négociations professionnelles. En effet, le refus de s'aligner sur les critères européens de productivité amène la compagnie à diminuer l'activité pour réduire le déficit et rester concurrentielle. Près de 4 000 salariés pourraient être concernés. L'objectif est de passer de 50 % de vols non rentables actuellement à 20 % en 2017. En corollaire, le nombre d'avions de la flotte est diminué. Après les Boeing 747, les A340, quadriréacteurs gourmands en carburant, sortent de la flotte et ne seraient pas remplacés, comme cela était prévu, par des Boeing 787 dans un an. D'autres avions peuvent quitter facilement la flotte, car un tiers de celle-ci est exploité en leasing opérationnel. Avec un court préavis, ces appareils peuvent être rendus aux loueurs sans pénalités.

Ce sont 14 avions sur un total d'une centaine de long-courriers qui vont être concernés. À raison de 3 pilotes par avion (un renfort est prévu sur les longs vols), de 10 équipages par avion, on arrive à un sureffectif de 300 pilotes sur 4 000. Les partants sont déjà choisis. Ce sont ceux qui sont en bas de la liste de classement professionnel, dite « de séniorité », le critère de référence pour la carrière, lié uniquement à la date d'entrée dans la...

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