À 50 mètres du Bataclan, stupeur et consternation

le , mis à jour le
0
À 50 mètres du Bataclan, stupeur et consternation
À 50 mètres du Bataclan, stupeur et consternation

Les habitants du boulevard Voltaire et des environs n'ont pas beaucoup dormi. Dans ce quartier du 11e arrondissement de Paris, le 13 novembre 2015 restera une date indélébile. Au lendemain du massacre qui a visé les spectateurs du Bataclan, les badauds sont nombreux à venir se recueillir devant les barrières d'un barrage de police placé à une cinquantaine de mètres de la salle de spectacle. Les caméras de télévision s'entassent, tandis que quelques anonymes déposent des bouquets de fleurs, en hommage aux 80 victimes déplorées jusqu'alors. De l'autre côté de la séparation métallique, des camions de CRS, où deux ou trois policiers vont et viennent le long du boulevard. Pas de tension particulière, mais un sentiment d'abattement général face à l'abomination.

 

« Ç'AURAIT PU ÊTRE MOI »

Après avoir été obligée de passer la nuit chez une amie, Tiphaine, 23 ans, ne réalise toujours pas : « J'habite juste derrière. On a l'habitude de sortir dans ce quartier avec mon groupe. Par chance, on a décidé d'aller dans le sud de Paris hier soir. Ç'aurait pu être moi. J'aurais pu faire partie des victimes », s'imagine-t-elle, estomaquée. « C'était l'enfer. L'enfer? », se remémore une dame encore sous le choc. « On ne va pas arrêter de vivre à cause de la peur », lance de son côté une jeune étudiante. D'autres, en revanche, tiennent un discours plus fataliste :...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant