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Crise ; le vrai, le faux et les remèdes

lupus5
10 avr. 200808:55

en voila un au moins qui pratique pas la langue de bois.... pas plus qu'il ne la met dans sa poche au risque de se la faire couper.....


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Crise financière: ne pas se tromper de diagnostic!


Pierre Leconte, Economiste, dont le dernier livre «Les faux- monnayeurs» (éditions OEIL – François-Xavier de Guibert) faisant le point sur la crise actuelle vient de paraître
avril 2008



Faute d'avoir été géré correctement par une banque centrale responsable, le dollar a vu sa valeur progressivement s'effondrer contre la plupart des autres monnaies nationales qui ne sont plus reliées à lui par des taux de change fixes. Son pouvoir d'achat a suivi le même chemin par rapport à l'or que par rapport à l'indice américain des prix à la consommation. Une pyramide toujours plus considérable de dettes gagées sur le néant a pu s'édifier (tant au niveau des Etats que des agents économiques privés) produisant dérapages budgétaires et bulles spéculatives de toutes sortes.

Toutes ces crises ne sont pas provoquées par le libéralisme mais «par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales», ainsi que l'écrivait Ludwig von Mises. Pourquoi? Parce que, comme le dit si bien Maurice Allais: «Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent ne sont pas les mêmes.» En effet, les «politiques monétaires», qui ne visent qu'à créer toujours plus de liquidités artificielles et à maintenir les taux d'intérêt les plus bas possibles - pour le plus grand bénéfice du petit nombre des détenteurs d'actifs boursiers et obligataires volontairement surévalués - au détriment de la lutte contre l'inflation et la hausse des prix - qui atteignent principalement le plus grand nombre -, ne profitent qu'à ceux qui détiennent de la richesse, pas à ceux qui ne vivent que de leur travail. D'autant que les revenus des premiers explosent, par suite de l'appréciation de la valeur de leurs actifs, pendant que les rémunérations des seconds régressent, par suite de la perte de leur pouvoir d'achat, dans un monde marqué par la mondialisation dont la caractéristique principale réside dans le fait que la création de richesse est dorénavant générée par l'économie financière et non plus par la production de biens réels.

Au lieu de laisser les inévitables baisses d'actifs et contractions de crédit se produire pour repartir ensuite sur des bases assainies; «leurs interventions, comme le remarque Soros, créent des incitations asymétriques connues sous le terme d'aléa moral» qui poussent les institutions financières privées à la prise de risques toujours plus grands, dont elles savent par avance qu'elles seront exonérées des pertes qui pourraient en résulter. Ce qui est la négation même du libéralisme au profit d'un «capitalisme de connivence» financé par l'argent public qui doit être impérativement utilisé à d'autres fins (les besoins collectifs en l'occurrence). La pratique consistant à privatiser les bénéfices (laissant les actionnaires et les banques faire fortune quand les marchés financiers vont bien) mais à socialiser les pertes (obligeant les Etats et les contribuables à payer pour les précédents quand les marchés financiers vont mal) n'est pas admissible! Les risques doivent être assumés par ceux qui les ont pris quelles que puissent en être les conséquences. Et si certains acteurs (agences de notation) n'ont pas respecté les obligations qu'ils avaient contractées, les tribunaux doivent les sanctionner.

La crise actuelle diffère des précédentes parce que la plupart des acteurs étatiques et privés non américains refusent dorénavant d'accumuler toujours plus de dollars en dévaluation perpétuelle, conséquence des déficits exponentiels des Etats-Unis rendus inévitables par leur volonté de vivre constamment au-dessus de leurs moyens. Cette crise ne pourra donc être résolue que par une action internationale de sauvetage du billet vert. Action qui ne pourra se faire sans une réforme radicale du SMI, dans le sens du rétablissement des taux de changes fixes mais ajustables basés sur un étalon réel le plus stable possible qui - actuellement - ne peut être que l'or. Ou bien par la renonciation des Etats à leur privilège indu de monopole monétaire qui permettrait d'instaurer une saine concurrence, la moins faussée possible, entre les monnaies étatiques actuelles et de nouvelles monnaies privées (dont certaines seraient gagées sur l'or), comme le préconisait Friedrich von Hayek.

A moins que les Etats-Unis et les pays européens mettent en place de gigantesques programmes keynésiens de nationalisation - officielle ou déguisée - des acteurs défaillants (cas de Northern Rock et de plusieurs banques allemandes) ou de reprise de leurs actifs évanescents (cas de Bear Stearns). Ce qui consacrerait la fin du libéralisme au profit d'une sorte de «socialisme de marché» ayant déjà échoué dans le passé. Et que le protectionnisme revienne en force, alors qu'une mondialisation équilibrée dans la stabilité monétaire retrouvée est le seul moyen de sortir de la misère plus de la moitié des êtres humains qui vivent encore avec moins de deux dollars par jour. Sans compter le risque d'une cassure irréparable entre l'Asie chinoise et certains pays émergents en cours de décollage, d'une part, et la zone américano-européenne en voie de régression économique, d'autre part. Tout cela pouvant se terminer par des conflits régionaux voire une déflagration mondiale, puisque les pays et les populations accédant - au prix d'immenses efforts - au développement et à la richesse ne les laisseront pas confisquer à leur détriment par les Etats-Unis et l'Europe, associés pour le pire dans une ultime crispation égoïste visant à tenter de perpétuer leurs privilèges dépassés. A un moindre degré, ceux qui pensent que les «fonds souverains» asiatiques, arabes ou autres, continueront de renflouer les vieilles stars de l'économie percluses de dettes irrécupérables dès qu'ils réaliseront qu'ils courent le risque d'y perdre leur fortune, se trompent lourdement.

On doit tirer tous les enseignements de la crise actuelle mais pas en la colmatant artificiellement par de nouvelles manipulations à courte vue qui, au fond, ne résoudront rien. On ne combat pas une overdose de crédit, ayant débouché sur une crise de solvabilité de l'ensemble des institutions financières occidentales, par une autre plus grande encore, qui provoquera l'explosion des marchés des matières premières déjà à leurs records historiques, sans du tout restituer à ces institutions la valeur définitivement évanouie de leurs actifs. A défaut d'une concertation internationale des membres du G8 pour sortir des errements économiques, monétaires et politiques, du passé récent et du présent, en mettant un terme aux «politiques monétaires» des banques centrales pour les remplacer par de nouveaux équilibres adaptés à la mondialisation, aucun système de liberté ne pourra subsister, puisque l'on conviendra avec Milton Friedman que «la combinaison du pouvoir économique et politique dans les mêmes mains est une recette assurée pour la tyrannie!»

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3 réponses

  • liervol
    10 avril 200809:46

    La peur fait tenir les faux monnayeurs en place, par la dette.
    devoir des milliards au reste du monde n'est pas le problème de celui qui les doit mais le problème du reste du monde.
    pour paraphraser Getty

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  • lupus5
    10 avril 200812:56

    enfin étrange danse tout de mème que celui que mène oncle tom et cousin wang: l'un espère tuer sa dette par l'inflation et l'autre tuer son inflation par ses créances, l'ajustement se faisant par les taux de change....et au bout du compte qui croyez vous qui paiera le prix fort : "the pricing power" ce sont les populations qui l'intègreront...

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  • lupus5
    10 avril 200812:59


    by Kenneth Rogoff avril 2008
    project syndicate

    Kenneth RogoffCAMBRIDGE – À l’heure où les dirigeants financiers du monde se réunissent à Washington à l’occasion de la rencontre annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, peut-être devraient-ils se féliciter qu’il n’existe pas d’alternative claire au dollar comme monnaie de référence mondiale. Si l’euro était prêt à monter au front, nous pourrions bien voir son taux de change avec le dollar monter à plus de 2, et pas se cantonner à 1,65 ou 1,70, comme il semble prêt à le faire de toute façon. On ne traite pas ses clients aussi mal que l’ont fait les États-Unis récemment si ces derniers ont la possibilité d’aller ailleurs.

    Au cours des six dernières années, la valeur du dollar en termes pondérés par le commerce extérieur a chuté de plus d’un quart, alors que les États-Unis continuaient à accumuler des déficits commerciaux sans précédent. Avec une économie amorphe, un système financier sévèrement compromis et de sérieuses préoccupations quant à l’inflation, la tendance à long terme du dollar est à la baisse, quelle que soit la manière dont se terminera la crise actuelle. Et elle n’est pas terminée.

    Le renflouement du système financier par la Réserve fédérale ne va probablement pas tenir, à moins que les banques ne trouvent des capitaux frais, et beaucoup. Les fonds souverains richissimes possèdent les liquidités nécessaires pour sauver les banques américaines. Mais il est peu probable qu’ils le veuillent en ce moment, même si le système politique américain le permettait. À la place, la crise de liquidités et le déclin du prix de l’immobilier continuent, un renflouement épique des crédits hypothécaires se profile à l’horizon, qui coûtera sans doute aux contribuables américains un billion de dollars, ou davantage. Le problème est qu’après tant d’années de retours miséreux sur les actifs en dollars, les investisseurs mondiaux vont-ils vraiment vouloir absorber un autre billion de dollars de dette américaine à des taux d’intérêts et de change approchant de ceux d’aujourd’hui ?

    La dette américaine n’a pas vraiment l’air d’une affaire pour l’instant, même sans évoquer le dollar qui sombre. Les mésaventures militaires lointaines continuent de tirer sur les ressources fiscales du pays, entraînant des coûts qui frôlent potentiellement plusieurs billions de dollars, selon une étude récente par Linda Bilmes et Joseph Stiglitz.

    L’année prochaine verra presque certainement une augmentation massive des faillites d’entreprises américaines, alors même que de nombreuses firmes ont abordé la récession avec des bilans relativement solides. Les finances des États et des villes sont encore plus dégradées. Les revenus fiscaux s’effondrent suite à la chute des prix de l’immobilier et des revenus et des dizaines de municipalités américaines pourraient bien être placées en redressement judiciaire, comme ce fut le cas pour New York dans les années 1970. Les obligations municipales sont déjà négociées à hautes primes de risque, et la première grande faillite d’administration n’a pas encore frappé.

    Naturellement, si le dollar devait bientôt perdre sa position mondiale de monnaie dominante, l’euro serait alors la seule alternative sérieuse. Le yuan pourrait bien supplanter le dollar dans la seconde moitié de ce siècle. Mais les contrôles draconiens de capitaux de la Chine et sa répression financière massive l’empêchent aujourd’hui de remplir la fonction de stabilisateur du système économique mondial.

    Heureusement pour le dollar, l’euro, lui aussi, semble avoir ses problèmes. Les banques européennes restent balkanisées, composées d’un patchwork de régulateurs nationaux cherchant à faire la promotion de leurs propres champions. Les dettes des gouvernements européens sont peut-être toutes dénommées en euro, mais la dette allemande et italienne sont loin d’être les mêmes, et par conséquent le marché des euro-obligations manque de la profondeur et de la liquidité du marché des bons du Trésor américain.

    En outre, les investisseurs internationaux peuvent acheter et vendre des biens immobiliers bien plus facilement aux États-Unis que dans la plus grande partie de l’Europe. Et l’absence de politique fiscale à l’échelle européenne fait naître une grande incertitude sur la manière dont la Banque centrale européenne se refinancerait si elle était soudain confrontée à des pertes conséquentes après un grand renflouement suite à des emprunts bancaires à risque.

    Mais l’euro prend des forces. Aux taux de change actuels, l’Union européenne est aujourd’hui plus grande économiquement que les États-Unis. Les nouveaux membres de l’Europe centrale et de l’Est lui apportent un immense dynamisme et une grande souplesse. En même temps, la BCE a tiré une crédibilité considérable de sa manière de gérer la crise mondiale des crédits. Et si la zone euro peut persuader la Grande-Bretagne de devenir membre à part entière, s’adjoignant ainsi l’un des deux premiers centres financiers du monde (Londres), l’euro pourrait vraiment prendre des airs d’alternative viable au dollar.

    En 1971, alors que le dollar s’effondrait à la fin du système de taux de change fixe d’après la Seconde Guerre mondiale, le secrétaire d’État au Trésor américain John Connally prononça à l’attention de ses homologues étrangers cette phrase célèbre : “le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème.” Et le statut mondial exalté du dollar a survécu depuis, malgré de nombreux épisodes de négligences et d’abus.

    Les standards des monnaies mondiales ont une immense inertie. La livre sterling a mis plus de 50 ans de déclin industriel et deux guerres mondiales à céder la place au dollar américain. Mais cela pourrait arriver bien plus vite cette fois. À l’heure où les banquiers centraux et les ministères des Finances méditent sur la façon d’intervenir pour soutenir le dollar, ils devraient aussi commencer à réfléchir à ce qu’il faudra faire quand l’heure sera venu de jeter l’éponge.

    Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, enseigne l’économie et les politiques publiques à l’université de Harvard.

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