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Fonds Ethiques : Le vice paie-t-il plus que la vertu?

l.pirson
29 juin 200709:12



A l'heure où des dizaines de nouveaux fonds d'investissement thématiques sont lancés pour créer une alternative à l'offre des classes d'actifs classiques, certaines sociétés de gestion choisissent des domaines d'investissement vraiment très particuliers... et parfois sujets à controverse.

(l'écho) - Ainsi, dans un monde où les fonds éthiques se multiplient, les fonds dédiés aux vices viennent ajouter une touche subversive.

Comme leur nom l'indique, les fonds «du vice» sont spécialisés dans les activités considérées comme immorales. Ils investissent, par exemple, dans les quatre grands domaines que sont les jeux, le tabac, l'alcool, les industries militaires et du sexe.

Outre les réactions que peut susciter un tel parti pris, l'investisseur rationnel se posera avant tout la question de savoir si les fonds du vice reposent sur un concept générant vraiment de la performance, ce que peut laisser supposer leur focalisation sur des activités délaissées par les fonds classiques, ou s'ils reposent seulement sur une idée originale utilisée à des fins de marketing.

On peut obtenir un début de réponse en observant les secteurs d'investissement de ces fonds immoraux. De nombreuses études ont en effet souligné l'aspect paradoxalement défensif des secteurs «du vice». En ce qui concerne l'industrie de la défense, elle a, elle aussi, vu ses cours exploser avec les guerres d'Afghanistan et d'Irak. Si l'on prend un échantillon d'actions équitablement réparties entre les quatre secteurs d'activité du Vice Fund, celui-ci est plus performant que le S&P 500, que ce soit sur 1, 3 ou 5 ans. Sur trois ans, sa surperformance se monte à près de 23%.



Peu cyclique...

Comment expliquer une telle réussite?

Les secteurs du vice sont faiblement corrélés à la conjoncture économique. En effet, les consommateurs ne s'arrêtent pas de boire et de fumer lorsque l'économie ralentit, ces activités étant addictives. Les domaines d'action des fonds du vice (la défense mise à part) sont pérennes et universelles car l'homme a et aura toujours des vices.

Une étude réalisée par Credit Suisse montre que lors des récessions de 1982 et 1992-1993, l'alcool et le tabac ont surperformé le marché. Une autre étude réalisée en 2005 par un cabinet indépendant a redémontré que le tabac et l'alcool sont des secteurs défensifs. Cette étude a également mis en lumière le fait que la défense, le tabac et l'alcool ont une sensibilité très faible à l'inflation et aux cycles économiques.


... sauf pour les jeux

Les jeux sont, en revanche, évidemment très sensibles aux fluctuations économiques. Les deux secteurs que sont le tabac et l'alcool sont donc plutôt soumis à des menaces sociétales à long terme: interdiction de fumer dans les lieux publics, augmentation de la taxation du tabac et de l'alcool, répression grandissante de l'état d'ébriété au volant, etc. Ils sont également plus sensibles aux variations des taux d'intérêt que le S&P 500.

L'industrie de la défense est un peu particulière, dans le sens où il est assez difficile de définir des tendances à long terme. Néanmoins, les problèmes liés au terrorisme semblent offrir de bonnes perspectives à cette activité. Le secteur a engrangé d'énormes bénéfices avec les guerres en Irak et en Afghanistan, et les attitudes de l'Iran et de la Corée du Nord pourraient être à la source de nouveaux conflits.

Force est donc d'avouer que les fonds du vice ont choisi des domaines présentant des opportunités fortes, sur des secteurs peu volatils et plutôt soumis à des tendances cycliques faciles à prévoir.

Fund Market, Sarah Apfeldorfer


10:47 - 28/06/2007
L'Echo

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2 réponses

  • l.pirson
    29 juin 200709:13


    un «petit» fonds lucratif, mais plutôt cher...

    Pour comprendre les origines du «Vice Fund», un petit retour en arrière s'impose. Le premier fonds bâti autour de la thématique du vice s'appelait le Sin Shares (en français: les actions du péché) et fut créé par Burton D. Morgan en 1979.

    (l'écho) - Ce fonds a connu une réussite lucrative, mais l'image qu'il véhiculait freina son expansion. Le fonds, rebaptisé «Morgan Funshares», fut dissous un an après la mort de son fondateur.

    Le successeur du Morgan Funshares, le Vice Fund, a été lancé en 2002 par la société Mutuals Advisors Inc, basée à Dallas. Il n'est pas agréé à la vente en Belgique.

    Le Vice Fund investit dans quatre grands secteurs: les jeux (25,44%), le tabac (14,51%), l'alcool (22,83%) et les industries militaires (22,87%). Des investissements dans des sociétés d'édition de littérature pornographique viennent compléter ces quatre grands domaines de prédilection.

    Le Vice Fund a connu une croissance annuelle de 17,79% depuis sa création en août 2002. Depuis ce jour, le fonds a crû de 90%, alors que dans le même temps le S&P 500 augmentait de «seulement» 39%.

    Signe de la bonne gestion appliquée par les gérants du Vice Fund, Lipper a classé le fonds aux places suivantes de la catégorie «multi-cap core»: 287e sur 897 sur un an, 128e sur 776 sur 2 ans et surtout 28e sur 661 fonds sur 3 ans ! Le 30 avril 2006, le Vice Fund a d'ailleurs reçu 5 étoiles au classement général Morningstar, note la plus élevée qu'il soit possible d'obtenir. Ce qui pourrait nous faire regretter que le fonds ne soit pas agréé à la vente en Belgique.

    Il est en outre intéressant de comparer les fonds «vice» aux fonds «éthiques». Si le Vice Fund surperforme le S&P 500, il n'en est pas de même pour l'indice Domini (indice recensant les investissements dits éthiques) qui sous-performe le marché depuis 2003 tout en ayant une volatilité plus élevée (voir graphique ci-contre). Il convient néanmoins de modérer ce succès. Le Vice Fund ne pèse que 53 millions de dollars d'encours, ce qui démontre qu'en dépit de ses performances, il n'a pas vraiment la faveur des investisseurs. Outre une thématique controversée, la petite taille du fonds est due à des frais très élevés (1,75%), que nécessite cette taille réduite… C'est ce qu'on pourrait appeler un cercle… vicieux! Un facteur technique de plus pour empêcher Fund-Market de sélectionner ce type de fonds, parallèlement à des choix philosophiques.


    14:10 - 28/06/2007
    L'Echo

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  • danieluz
    09 décembre 200809:51

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