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Fonds Ethiques : Le commerce équitable pris à son propre piège....

lupus2
21 sept. 200615:16


Dominique Baillard

RFI 15/9/o6


Des ouvriers sont payés en dessous du salaire minimum dans des plantations de café équitable, c’est bien la pire des contre-publicités qu’on pouvait faire à un système présenté par les ONG comme l’alternative généreuse et efficace au marché. C’est le Financial Times qui a jeté un pavé dans la mare cette semaine en publiant une enquête réalisée au Pérou, le plus grand pays exportateur de café éthique. La règle du jeu est bafouée sur les salaires: dans 4 des 5 fermes visitées par le journaliste, les saisonniers ne touchent pas le minimum prévu par la loi. Défaillance également dans le respect de l’environnement, les plantations illégales de café équitable ne sont pas rares dans la forêt protégée située au nord du pays. Sans parler enfin du café récolté dans les conditions ordinaires et exporté avec le fameux label de la vertu.

Ce serait la rançon du succès selon un industriel: pour répondre à la demande pressante des consommateurs occidentaux, les falsifications se sont multipliées. Les ONG qui certifient le café péruvien reconnaissent les failles dans les contrôles qu’elles effectuent mais aussi les difficultés à respecter d’un bout à l’autre de la chaîne le code qu’elles ont elles-mêmes fixé. Il est vrai que, pour les salaires, bien peu de producteurs péruviens, de café équitable ou non, respectent le minimum. Ces révélations n’ont guère étonné le négociant Bruno Bouvery qui n’a jamais cru à ce commerce idéal. Au Mexique, raconte-t-il, il n’est pas rare que des petits producteurs réunis en coopérative pour obtenir le certificat équitable se retrouvent floués par les dirigeants qu’ils ont élus, il arrive aussi que des paysans acquis à l’équitable changent d’avis quand les prix du marché deviennent plus intéressants que ceux de l’organisme auquel ils étaient affiliés.

Si la traçabilité dite équitable est facile à garantir pour l’artisanat produit à l’échelle d’un village, cela devient beaucoup plus aléatoire pour un produit agricole comme le café étant donné la masse récoltée. Il y a un défaut dans l’essence même du mécanisme selon Bruno Bouvery; pour faire respecter l’interdiction du travail des enfants, un usage contrôlé des produits chimiques au Brésil, seul un gros producteur, équipé et doté du personnel compétent a pu relever le défi rapporte-t-il. Très tendance dans l'hémisphère nord, le commerce équitable ne semble pas à même de régler les problèmes de développement du Sud. Cette niche commerciale, 2% du café bu dans le monde, ne remplacera pas une politique agricole menée par les Etats pour protéger les paysans des violences du marché devenu totalement libre avec la fin de l’accord international en 1988. Depuis, la moyenne des prix n’a jamais dépassé le minimum garanti de l’époque.

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2 réponses

  • paaal
    26 mars 200722:53

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  • M9369348
    22 août 200715:01

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