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Cheval de course : la passion plutôt que le rendement
Dernière mise à jour le : 24/10/2018

Elya Vatel/Shutterstock / Elya Vatel

Elya Vatel/Shutterstock / Elya Vatel

Diversifier ses placements en investissant dans un cheval de course relève avant tout de la passion. Si plusieurs formes d’investissement sont possibles (avec des mises plus ou moins importantes), la rentabilité fait souvent défaut. Dès lors, mieux vaut être prudent et limiter la part d’épargne investie.

Acheter un cheval de course

Pour devenir propriétaire d’un cheval de course, vous devez commencer par déposer une demande d’agrément auprès de France Galop (courses de plat et d’obstacles) ou de La Société LeTROT (course de trot). Vous devez alors justifier de revenus suffisants. Le seuil est fixé à 75.000€ par an si le cheval est entraîné en Île-de-France et à 30.000€ dans les autres régions.

8500 ventes aux enchères de chevaux de course chaque année

Il existe plusieurs manières d’acheter un cheval de course. Vous pouvez l’acquérir auprès de propriétaires, d’éleveurs, de maisons de vente ou lors d’une course dite «à réclamer».

Investir, à quel prix?

Un yearling, c'est-à-dire un cheval d’1 an, est vendu selon ses origines entre 30.000€ et 100.000€. Pour un pur-sang prêt à courir 10.000€ suffisent. Le prix d’un trotteur se situe entre 5.000€ et 35.000€. Une fois votre achat effectué, il convient de choisir un entraîneur chargé d’entretenir et de préparer votre cheval. Ses services, les soins vétérinaires, le ferrage et la pension coûtent entre 1.200€ et 2.500€ par mois.

Deux autres formes d’investissement

LA LOCATION: Dans ce cas, vous financez sa carrière et reversez 5% à 10% des gains à son propriétaire. ACHAT Groupé: via une association de propriétaires ou une écurie de groupe. Votre participation financière est alors relativement limitée (100 € à 1.000€) et vous ne vous occupez de rien. Les éventuels gains nets vous reviennent au prorata de votre mise.

La fiscalité des gains et de la revente

Si vous êtes un propriétaire amateur, les gains de course éventuels sont exonérés d’Impôt sur le revenu. Seules sont fiscalisées les plus-values sur les ventes de chevaux. Le taux de taxation forfaire est alors de 28,10% après abattement de 15% sur le prix de vente par année de détention.

Différentes sources de revenus sont possibles

Lors de chaque épreuve, des allocations dégressives sont versées par les sociétés hippiques aux propriétaires des 5 chevaux arrivés en tête. Par ailleurs, des primes sont également accordées si ces chevaux sont français ou assimilés. En général, 40% à 55% des coûts annuels sont ainsi couverts par les gains en course. Après 5 ou 6 ans, le cheval sera revendu, mais pas toujours. La reproduction peut aussi constituer une source de revenus. Malgré tout, la rentabilité risque d’être négative.

Lorsque les résultats en courses vont au-delà des espérances initiales, le retour sur investissement peut, en revanche, largement dépasser les coûts d’acquisition et d’entretien du cheval. Toutefois, la probabilité d’investir sur un «krach» est très réduite.

La part de rêve ne doit pas faire oublier le risque élevé de ce type d’investissement. Restez mesuré.

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