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Transfert de patrimoine : un ménage français sur deux en bénéficie
information fournie par Boursorama avec Newsgene07/06/2018 à 10:15

(Pexels)

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En France, la moitié des ménages peut compter sur un transfert de patrimoine. D'après une récente étude de l'Insee, le montant moyen des donations équivaut à celui des héritages. En revanche, les donations interviennent en moyenne plus tôt dans la vie des bénéficiaires.

L’accumulation de patrimoine dépend beaucoup des transmissions d’actifs entre générations. D’après une étude publiée ce mardi 5 juin par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), un ménage français sur deux (45%) a bénéficié d’un transfert de patrimoine. Ces opérations restent plus fréquentes dans l’hexagone qu’en Allemagne (30%) ou en Italie (35%).  En revanche, les montants concernés sont plus faibles en France.

Des montants transmis plus modestes

Les donations et héritages « affectent significativement les niveaux d’accumulation de patrimoine des ménages bénéficiaires ». L’écart se creuse dans le patrimoine net médian des ménages entre bénéficiaires et non bénéficiaires d’un transfert de patrimoine. Il atteint 175 000 euros environ sur la tranche d’âge des 50 à 59 ans, en prenant pour référence la personne qui contribue le plus aux revenus du ménage.

Par rapport à ses voisins européens, la France se distingue par un plus grand nombre d’opérations de transfert. En revanche, le montant moyen transmis reste plus modeste (135 400 euros). Par exemple, l’écart s’avère significatif en comparaison avec l’Italie (294 600 euros). Cette particularité s’explique autant par des facteurs socio-démographiques et culturels que par des différences entre les règles fiscales d’un pays à l’autre.

Différences entre la donation et l’héritage

Dans le détail, les ménages donataires présentent un patrimoine net plus élevé. Cet écart repose sur les différences de profil entre les ménages bénéficiaires d’une donation et ceux qui reçoivent un héritage. Les premières donations arrivent à un âge plus précoce (36 ans) que les premiers héritages (44 ans). Si le montant moyen d’une donation reste proche de celui d’un héritage, les ménages bénéficiaires d’une donation accroissent plus vite leur patrimoine.

Les ménages bénéficiaires d’une donation présentent aussi un profil sociologique différent. Dans ce type de ménage, la personne de référence apparaît en général plus diplômée. Par ailleurs, ces ménages se montrent plus audacieux que les autres quand il s’agit d’investir et de prendre des risques financiers pour accroître leur patrimoine. Leurs revenus sont aussi plus élevés. L’équation se vérifie en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne.

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