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Taxe foncière : la suppression de la taxe d'habitation n'est pas "compensée entièrement", estime un cadre de l'AMF
information fournie par Boursorama avec Media Services05/05/2021 à 08:45

La taxe foncière devrait augmenter pour près de 12.000 communes en 2022.

(illustration) ( AFP / LOIC VENANCE )

(illustration) ( AFP / LOIC VENANCE )

Un tiers des communes envisage d'augmenter cette année la taxe foncière, en moyenne de 2% ou 3%, pour faire face aux pertes de recettes provoquées par la crise sanitaire et maintenir les investissements, indique une enquête de l'AMF rendue publique lundi 3 mai.

"Nous avons un tiers des collectivités qui envisage d'augmenter les taux de la taxe foncière en 2021", a affirmé le secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), Philippe Laurent, lors de la présentation à la presse des résultats d'une enquête menée avec la Banque des territoires. "Nous estimons que l'augmentation du taux de la taxe foncière sera en moyenne sur l'ensemble des communes de 2 à 3%" , a-t-il ajouté, rappelant que cet impôt est le dernier levier fiscal dont disposent les municipalités.

Les promesses de l'Etat n'ont pas tout réglé chez les maires

Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), a estimé que cette hausse de la fiscalité était la conséquence des pertes de recettes subies par les communes lors du premier confinement qui "n'ont pas été complètement compensées par l'Etat". Selon lui, la suppression progressive de la taxe d'habitation depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron "n'est pas non plus compensée entièrement".

Malgré ces pertes de recettes, "la majorité des collectivités interrogées font part de leur volonté de poursuivre leur soutien à la reprise et de maintenir leurs prévisions d'investissement", souligne l'étude de l'AMF, qui demande le soutien de l'Etat. "Le gouvernement n'a pas compris que nos collectivités étaient des agens économiques locaux qui contribuent à la création de valeur et de richesse", a regretté Antoine Homé, maire (PS) de Wittenheim (Haut-Rhin), qui co-préside avec Philippe Laurent de la commission finances et fiscalité locales de l'AMF. Les relations entre les maires et l'Etat ont donné lieu à de nombreuses frictions depuis l'annonce de la suppression progressive de la taxe d'habitation et celle plus récente de la baisse des impôts de production qu'ils percevaient, malgré l'engagement de l'Etat à compenser les pertes de revenus.

9 commentaires

  • 05 mai10:07

    Les volailles n'ont bientôt plus de plume, les citrons plus de jus, mais comme les français sont des veaux, ils continueront à se plaindre et à payer. Quand aux maires, il devraient gérer leur budget comme une entreprise, ce qu'ils ne savent bien sûr pas faire pour la majorité d'entre eux, comme ceux qu'ils plument régulièrement....


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