1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Retraites: le gouvernement, "déterminé", accélère son calendrier avant la grève
AFP27/11/2019 à 10:18

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez (G), le Premier ministre Edouard Philippe (D) et le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye (2eD) posent le 26 novembre 2019 à Matignon ( POOL / Bertrand GUAY )

Pressé de sortir de "l'ambiguïté" sur la réforme des retraites, le gouvernement a exhorté ses troupes à "passer un message de très grande détermination" et devrait faire "des annonces" d'ici mi-décembre, après la grève reconductible qui débutera jeudi 5.

"Nous devons passer un message de très grande détermination. Nous nous sommes engagés là-dessus": Le premier ministre Edouard Philippe a tenu un langage de fermeté à l'Assemblée nationale devant les parlementaires de la majorité réunis à huis clos, ont affirmé des sources concordantes à l'AFP.

"Nous avons un mandat là-dessus", a insisté Edouard Philippe à l'occasion de ce rendez-vous auquel participaient également la ministre de la Santé Agnès Buzyn et le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye.

À neuf jours de l'épreuve de force, l'exécutif veut reprendre la main sur le calendrier et enjamber la date choisie par les syndicats opposés à son projet de "système universel" de retraite censé remplacer les 42 régimes existants.

Selon plusieurs parlementaires présents à la réunion de mardi soir, M. Philippe s'exprimera mercredi pour "dire ce qu'il retient (de ses) échanges avec les partenaires sociaux" qui se sont déroulés lundi et mardi, alors qu'un séminaire gouvernemental sur la réforme est prévu dimanche à Matignon.

M. Delevoye s'exprimera quant à lui entre le 10 et le 13 décembre, avant une prise de parole du chef du gouvernement avant la fin de l'année pour "donner les arbitrages".

Syndicats et patronat auraient pourtant préféré que le pouvoir abatte ses cartes avant la date fatidique.

Le président de l'U2P Alain Griset (G) reçu à Matignon le 26 novembre 2019 par le Premier ministre Edouard Philippe (D) et le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye (2eD) ( POOL / Bertrand GUAY )

"On a perdu beaucoup de temps", a regretté Laurent Berger (CFDT), pointant les "tergiversations de la part du gouvernement".

"La colère est en train de s'enkyster dans certains secteurs", a mis en garde Laurent Escure (Unsa), réclamant "que des arbitrages soient rendus le plus vite possible" car, "si c'est après le 5, on sera dans une zone de danger".

La grève "aura lieu de toute façon", a observé Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), disant s'attendre à "des difficultés", même une "très courte grève" pouvant "avoir un impact sur l'image et l'attractivité du pays". "Pendant une journée, on peut s'organiser", a affirmé François Asselin (CPME), surtout inquiet du "jour d'après".

- "Inquiétude" et "provocations" -

"Cette attente d'annonces génère plutôt de l'inquiétude", a souligné Alain Griset (U2P), qui a demandé mardi au Premier ministre et au haut-commissaire de "garantir la liberté d'exercice" des artisans et des commerçants.

Une revendication concernant particulièrement les métiers de l'alimentation, pour qui "les périodes de Noël sont essentielles", a-t-il souligné. "Si jamais il y avait des blocages, beaucoup se verraient au premier trimestre dans une situation financière extrêmement compliquée", a-t-il ajouté.

La crainte n'est pas infondée: parti des bastions de la RATP et de la SNCF, l'appel à une grève reconductible contre la réforme des retraite a été rejoint par la CGT, FO, FSU, Solidaires, et plusieurs syndicats étudiants et lycéens, puis par des organisations d'Air France, d'EDF, d'avocats, de magistrats...

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez s'exprime devant la presse le 26 novembre 2019 après avoir été reçu à Matignon sur la réforme des retraites ( AFP / Bertrand GUAY )

Fait rare, les cadres de la CFE-CGC ont appelé à manifester, son président François Hommeril redoutant un futur système "à la main de l'État" qui "viendrait à amoindrir le niveau général des pensions". 

La CFTC a laissé ses syndicats libres de rallier le mouvement, bien que son secrétaire général Cyril Chabanier "privilégie toujours le dialogue par rapport à la grève".

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, est prêt pour le bras de fer: "On n'avait jamais eu autant de demandes" de salariés "qui veulent savoir comment" participer à la mobilisation du 5 décembre, a-t-il assuré, évoquant des appels à la grève dans "les raffineries, la pétrochimie, le caoutchouc, l'automobile".

"Tout le monde est concerné (...) c'est une réforme qui concerne le public comme le privé", a-t-il insisté, dénonçant "la grosse provocation" de l'exécutif qui cible depuis plusieurs jours les seuls régimes spéciaux.

Des régimes qu'Emmanuel Macron lui-même a jugés "d'une autre époque", la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, pointant leurs "revendications très corporatistes", et le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, leur reprochant de vouloir "conserver des inégalités".

Trop pour M. Martinez, venu dire en face à M. Philippe: "Arrêtez les provocations et recadrez un peu vos ministres".

ac-gbh-pab/ib/cam

Valeurs associées

Euronext Paris +0.39%
EDF
Euronext Paris +0.19%

16 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • WLJS
    28 novembre17:17

    @F0710107 Je ne crois pas que si les détenteurs de 35% dela richesse française faisaient un peu moins de profit ils licencieraient plus. 'ailleurs ils ne se gênent pas pour faire des licenciements boursier uniquement pour augmenter leur profit sans aucune justification économique de leur décisions. Il s'agit uniquement de faire grimper le prix des actions en bourse pour gagner plus d'argent sans apporter la moindre production de richesse.

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Annonces immobilières

Les Risques en Bourse

Fermer