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Retraités : La hausse de la CSG a provoqué un « choc psychologique »
information fournie par Boursorama avec Newsgene04/04/2018 à 16:29

Crédits: Pedro Ribeiro Simões / Flickr

Crédits: Pedro Ribeiro Simões / Flickr

Depuis l'augmentation de la CSG le 1er janvier dernier, plus de la moitié des retraités estime ne pas avoir assez pour vivre « correctement ». L'enquête annuelle du Centre d'études et de connaissances sur l'opinion publique (Cecop) montre une inquiétude grandissante chez les personnes âgées, même si toutes ne sont pas touchées par la mesure.

Les retraités n'ont toujours pas avalé la pilule de la CSG. Ils sont aujourd'hui plus de 60 % à juger le montant de leur pension insuffisant pour vivre convenablement, selon l'étude annuelle « Les Français, la retraite et l'épargne », menée par le Centre d'études et de connaissance sur l'opinion publique (Cecop) et publiée mardi 3 avril.

Un effet « démultiplicateur » sur l'opinion
Les retraités ne sont plus que 39 % à estimer que leur pension permet de vivre « correctement ». Une baisse exceptionnelle de 11 points, car ils étaient 50 % en 2017. Pour les chercheurs du Cecop, on voit là l'effet de l'augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) de 1,7 points, mise en vigueur le 1er janvier dernier, rapporte L'Express.

La mesure a provoqué un « choc psychologique » selon Jérôme Jaffré, directeur du Cecop. L'augmentation « ne change pas les données fondamentales des pensions », explique-t-il, le taux de CSG n'étant passé « que » de 6,60 à 8,30 %. « Mais son effet sur l'opinion que les retraités se font de leurs pensions a été démultiplicateur ».

Un geste pour les foyers les plus modestes
Ainsi, le sentiment de disposer d'une pension suffisante pour vivre a reculé de « 17 points parmi les retraités assez aisés », passant de 58 à 41 % pour les personnes touchant entre 3 000 et 4 000 euros par mois. Selon le gouvernement, 60 % des retraités seraient concernés par cette mesure, qui a pour but de financer la baisse d'autres cotisations (salariales, maladie et chômage notamment). Selon le gouvernement, la suppression progressive de la taxe d'habitation devrait compenser cette hausse.

Si les personnes aux revenus très modestes sont toujours exonérées de cette contribution, avec un taux réduit de 3,8 %, cela n'a pas empêché des manifestations de retraités mi-mars dans toute la France. Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le 20 mars que près de 100 000 couples de retraités situés « juste au-dessus » du revenu fiscal de référence bénéficieraient d'un geste. Le dispositif sera corrigé dans les textes financiers au début de l'automne, pour une entrée en vigueur en 2019.

34 commentaires

  • 12 avril08:33

    Les tenants de la politique à la petite semaine, macron était l'inspirateur de hollande faut-il le rappeler, prennent des décisions sans en mesurer les conséquences. Et cela continue avec la politique internationale, Syrie, Arabie, etc, etc... Quant aux retraités ils n'ont qu'à réduire leur alimentation, chacun sachant qu'on n'a plus besoin de manger quand on vieillit...


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