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Qui dépensera 1 milliard de dollars pour ce terrain à l'histoire incroyable ?
Le Figaro14/08/2018 à 06:00

De la famille du Shah d'Iran à Brad Pitt, ce terrain a suscité toutes les convoitises. Idéalement situé sur les hauteurs de Beverly Hills, à Los Angeles, il est désormais mis en vente pour 1 milliard de dollars. Un prix ridiculement élevé selon des agents immobiliers locaux.

Le Tout Hollywood ne fait plus le poids. Pour acquérir la «montagne de Los Angeles», surnom de ce terrain suspendu aux hauteurs de Beverly Hills, les agents immobiliers lorgnent du côté des oligarques russes et des princes du Golfe. En cause? Le prix de vente d'un milliard de dollars, hors de portée des nababs californiens, aussi riches soient-ils. Reste à sonder les fortunes des nouvelles technologies. «Pour le milliardaire en quête d'intimité au sommet de Beverly Hills, c'est une grande opportunité», argue Aaron Kirman, en charge de la vente au nom de l'agence immobilière Pacific Union. L'homme dit rencontrer des acheteurs potentiels aux quatre coins du monde, allant des sables d'Arabie Saoudite aux paysages des Balkans. «Je pense que le prix va rendre quelqu'un célèbre», a-t-il confié à la presse américaine.

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La propriété attise les regards depuis des décennies. À la fin des années 1970, la sœur aînée du dernier Shah d'Iran, Shams Pahlavi, achète le terrain de 63 hectares pour construire une vaste résidence familiale. Mais la révolution islamique la poursuit jusqu'à Los Angeles, où l'une de ses maisons est incendiée en 1979. Déjà effrayée, la princesse abandonne ses projets avec la mort de son frère l'année suivante. Le présentateur de télévision Merv Griffin rachète le terrain en 1987. Il souhaite bâtir la plus grande maison de Los Angeles - un titre alors détenu par une villa de 5000 mètres carrés, aux mains du producteur Aaron Spelling. Malgré son ambition, Merv Griffin revendra finalement son terrain entièrement vierge.

Son nouvel acheteur est Mark Hughes, fondateur et PDG de la multinationale Herbalife. Le dirigeant, célèbre outre-atlantique, avait alors déboursé 8,5 millions de dollars pour la propriété (environ 7,4 millions d'euros). Décédé à 44 ans d'une overdose de médicaments, il lègue à son jeune fils le terrain via un fonds d'investissement familial en 2000. La gestion financière de ce dernier est très critiquée, et après une bataille juridique, le Mark Hughes Family Trust cède le terrain à Charles Dickens, un promoteur immobilier venu d'Atlanta. Aidé de son associé M. Norval - un homme condamné à trois ans de prison pour évasion fiscale - Charles Dickens tente de vendre le lot en plusieurs parts. Tom Cruise et Brad Pitt, entre autres, visiteront le lieu avant de se rétracter.

Charles Dickens se déclare en faillite en 2015. Afin de rembourser ses dettes, il tente de vendre la propriété sans faire appel à une agence immobilière. Mais après une enquête du Hollywood Reporter, révélant ses déboires juridiques, l'homme est contraint de s'écarter du projet de vente. Le fils de son partenaire, Victor Norval, reprend à son compte la «montagne» par l'intermédiaire du fonds financier Secured Capital Partners. Il annonce vouloir remettre en ordre les affaires de la famille. Le promoteur embauche l'agence Pacific Union, qui, après son expertise, fixe le prix d'achat à 1 milliard de dollars.

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«Pour ce prix, vous pouvez acheter le terrain plusieurs fois», estime sévèrement Stephen Shapiro, un agent immobilier local spécialisé dans le luxe. Le professionnel a confié au New York Times qu'une remise de 200 millions de dollars était sur la table, selon ses informations personnelles. De nombreux agents immobiliers de la ville avouent qu'un tel prix a pour objectif d'attirer l'attention. En coulisses, les ristournes sont courantes: mise en vente à 200 millions de dollars, la Playboy Mansion s'était ainsi vendue pour moitié moins en 2016. Chargé de trouver un acheteur, Aaron Kirman s'est justifié auprès des journaux américains: «Il sera impossible de retrouver une telle surface aussi bien située», explique-t-il, malgré les critiques de ses confrères.

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