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Prix des carburants : ça baisse, mais pas assez...

Le Parisien26/12/2014 à 14:17

Prix des carburants : ça baisse, mais pas assez...

La dégringolade vertigineuse des prix du pétrole brut n'en finit pas. Depuis la mi-juin, le baril de la mer du Nord a perdu 50 % de sa valeur, passant de 112 à 60 $ (moins de 50 €) ! Dans le même temps, les prix à la pompe en France ont, eux, accusé une chute de... 17 %. De 1,35 centime d'euro par litre (cts/l) à la mi-juin, le gazole s'affichait à 1,11 ct/l en moyenne cette semaine. 50 % d'un côté, contre « seulement » 17 % de l'autre. Les automobilistes seraient-ils victimes d'un énorme scandale ?

La réponse est non. En tout cas, pas sous cette forme. Les prix des carburants vendus dans les stations-service ne dépendent en effet que pour un tiers de ceux du pétrole. Les taxes ainsi que les taux de change entre le dollar et l'euro influent eux aussi lourdement sur les prix finaux du gazole ou du sans-plomb (SP). Les évolutions à la hausse ou à la baisse ne s'effectuent donc ni à la même vitesse ni à la même ampleur. En apparence, l'automobiliste peut donc rouler tranquille.

En apparence seulement. En effet, les experts de l'association de défense des consommateurs CLCV ont levé un loup en épluchant les chiffres de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ses agents relèvent régulièrement les prix pratiqués par un panel de stations-service (grande distribution et enseignes pétrolières comme Total ou Esso). Qu'ont-ils trouvé ? Les distributeurs profiteraient de la conjoncture actuelle toute particulière pour gonfler leurs marges en toute discrétion.

Hausse des taxes le 1er janvier

Certes, ce n'est pas la première fois que ce reproche leur est adressé. Sauf qu'avec cette chute quasi historique des prix du pétrole le phénomène prend une ampleur inégalée.

La méthode est relativement simple. Il suffit de retarder légèrement la répercussion de la baisse des cours sur l'ensemble de la chaîne de transformation du pétrole brut au carburant, ...

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3 commentaires

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  • vivian15
    26 décembre17:34

    Bonjour,La France est bien un pays en voie de sous développement lorsqu'un gouvernement considère les citoyens comme des vaches à lait.Je rentre du Maroc et là le prix des carburants est fixé par l'état et il est le même partout et apparemment pas dissuasif au vu de la circulation à Marrakech par exemple.Bonne fin d'année à tous.

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  • M3369349
    26 décembre16:57

    faites_c : ça t'étonne toi moi pas depuis le temps les entreprises et plus particulièrement les multinationales ne pense qu'à ce faire du frics au gros d'un du consommateur comme dab !

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  • faites_c
    26 décembre09:32

    "50 % d'un côté, contre « seulement » 17 % de l'autre. Les automobilistes seraient-ils victimes d'un énorme scandale ?" Contrairement à la réponse fournie par les journalistes du Parisien, la bonne réponse est oui! Quand le prix du baril monte, 100% de la hausse est répercutée au consommateur! Quand le prix du baril baisse, seule 1/3 de la baisse est répercutée au fallacieux prétexte que le prix du carburant est composé de 70% de taxes qui ne sont bien entendus pas en % mais fixes!

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