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Prime à la casse : vers un nouveau coup de pouce du gouvernement
information fournie par Le Figaro18/10/2018 à 16:02

La prime à la conversion vers un véhicule hybride est portée à 2500 euros.(Crédits:Pixabay Apnear40)

La prime à la conversion vers un véhicule hybride est portée à 2500 euros.(Crédits:Pixabay Apnear40)

L'exécutif va étendre la prime à la conversion, communément appelée prime à la casse, à l'achat de voitures hybrides rechargeables. Un petit geste envers les automobilistes alors que l'exécutif a fait voter une forte hausse des taxes sur les carburants.

Ce geste suffira-t-il à calmer la grogne des automobilistes? Pour compenser (un peu) la flambée des prix des carburants, le gouvernement a l'intention d'étendre la prime à la casse. Cette mesure, aussi appellée prime à la conversion, rencontre un grand succès depuis le début de l'année. Elle est censée inciter les Français à rouler vert. Déjà élargie au 1er janvier à l'achat d'une voiture d'occasion répondant à des critères écologiques, elle pourrait l'être bientôt aux voitures hybrides (moteurs thermique et électrique) rechargeables, capables de rouler en tout électrique sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Ce jeudi, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, s'est en effet dit «prêt à ce qu'on améliore la prime à la conversion». «Je souhaite que nous regardions comment nous pouvons mieux intégrer, dans la prime à la conversion, les véhicules hybrides rechargeables» a-t-il déclaré jeudi sur le plateau de Public Sénat. Aujourd'hui, «les véhicules hybrides rechargeables ne sont pas traités de la même manière que les véhicules électriques, alors que l'hybride rechargeable, il y a beaucoup de véhicules disponibles sur le marché, tout de suite» a précisé Bruno Le Maire.

En 2017, plus de 11.000 voitures hybrides rechargeables neuves ont été vendues, contre plus 7000 en 2017. Et sur les neuf premiers mois de 2018, on dénombre déjà plus de 10.000 nouvelles immatriculations. Une forte progression à relativiser toutefois. Les ventes de véhicules hybrides (classiques ou rechargeables) représentent encore seulement 3,86% du marché automobile en 2017...

Un prime portée à 2.500 euros

Aujourd'hui, la prime à la casse encourage les automobilistes à troquer leurs vieux véhicules polluants contre des voitures plus propres en l'échange d'un coup de pouce financier de 1000 euros (2000 euros pour les ménages non imposables) pour la mise au rebut des véhicules diesel datant d'avant 2001 (d'avant 2006 pour les ménages non imposables) et des véhicules essence d'avant 1997. Cette prime a été étendue au 1er janvier 2018 à l'achat d'une voiture d'occasion, à condition de répondre à certains critères écologiques (vignette Crit'Air de 0 à 2, normes Euro 5 ou 6).

Cette prime est portée à 2.500 euros pour l'achat d'un véhicule électrique neuf. Des automobiles qui restent coûteuses pour nombre de foyers. Elle pourrait donc être également étendue, à hauteur de 2.500 euros, pour l'achat de véhicules hybrides neufs, d'après Les Echos . Par ailleurs, les ménages non imposables - qui sont 70% des bénéficiaires de la prime à la conversion - pourraient aussi bénéficier de ces 2.500 euros pour l'achat de véhicules électriques et hybrides rechargeables d'occasion. Une information qu'a d'ailleurs confirmé le ministre de l'Ecologie, François de Rugy, sur BFMTV jeudi matin: «on aura une prime qui pourra monter jusqu'à 2500 euros pour un achat neuf ou d'occasion.»

«Largement insuffisant»

Cette proposition va «dans le bon sens» mais cela reste «largement insuffisant», estime François Carlier, délégué général de l'association de consommateurs CLCV. «Le problème, c'est qu'aujourd'hui on cumule de fortes augmentations de taxe et la flambée des prix du pétrole», ajoute-t-il, appelant l'exécutif à geler les hausses du prix des carburants prévues l'année prochaine pour éviter de pénaliser les contribuables, «notamment dans les zones rurales».

L'exécutif, qui a augmenté en 2018 les taxes sur l'essence et le diesel, (respectivement de 4 et 7 centimes d'euros par litre), a en effet prévu de nouvelles hausses en 2019 (de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l'essence), puis à nouveau jusqu'en 2022, l'objectif étant de rendre l'essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant. L'effet escompté ne s'est d'ailleurs pas fait attendre. Les prix du diesel sont passés au-dessus de ceux de l'essence ces derniers jours dans plusieurs stations-service. Un phénomène qui reste inquiétant pour le portefeuille des contribuables, le gazole représentant 80% des volumes de carburant vendus en France.

7 commentaires

  • 18 octobre18:09

    Que ce gouvernement d'amateurs garde son aumône.


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