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Prévenir et guérir l'alcoolisme mondain

Le Figaro30/08/2013 à 17:52
Affection méconnue, l'alcoolisme mondain concerne les buveurs réguliers qui pensent ne présenter aucune dépendance à l'alcool. Pour en avoir le c?ur net, il faut tenter le sevrage avec un traitement approprié.
Les actions de prévention

Quelque 4 millions de Français sont concernés par l'alcoolisme mondain. Ils boivent plusieurs verres par semaine, mais ils ne se sentent pas dépendants. La tranche d'âge la plus touchée va de 40 à 60 ans et l'on compte trois hommes pour une femme.

La prévention de l'alcoolisme mondain passe par des opérations de sensibilisation menées par l'Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé (INPES). Elles sont relayées par les assurances et les mutuelles. L'association Alliance Prévention Alcool (APA) est très active, quant à elle, dans le milieu étudiant.

À noter: depuis la loi du 21 juillet 2009, il est interdit aux stations-service de vendre des boissons alcooliques réfrigérées, et les open-bars ne sont plus autorisés dans les soirées.

La cure vitaminée

La consommation régulière d'alcool entraîne des carences en vitamines pour deux raisons. L'alcoolique mondain préfère grignoter des amuse-gueule, plutôt que prendre un repas complet. En outre, l'alcool inhibe l'absorption des vitamines du groupe B. Il en résulte des sensations de stress, dès que l'alcoolique mondain ne boit plus.

Pour y remédier, il faut consulter son médecin traitant. Il prescrit un bilan sanguin qui détecte les carences. La cure vitaminée dure au moins 6 mois. Elle est efficace à condition de suspendre sa consommation d'alcool et de manger équilibré.

Par ailleurs, il est important de se munir d'une assurance privée, car les remboursements des frais médicaux par l'Assurance Maladie sont plafonnés à 70% pour la consultation ou le bilan sanguin, et à 30% pour la vitamine B12.

Bon à savoir: depuis 2010, l'Assurance Maladie ne délivre plus de prise en charge sur les vitamines autres que B12 et D. En revanche, les complémentaires santé continuent à les rembourser sur prescription.

L'apport de tranquillisants

Lorsqu'on a pris l'habitude de boire un verre tous les jours ou presque, il devient difficile de s'arrêter sans effets secondaires. Le sevrage alcoolique cause alors de la nervosité, des crampes, des tremblements ou des crises d'anxiété. Pour franchir ce cap, des tranquillisants sont prescrits par le médecin traitant, en compléments d'autres médicaments.

Les tranquillisants les plus fréquents sont les benzodiazépines. En effet, ils agissent sur tous les symptômes liés à l'arrêt de l'alcool, mais le traitement doit durer un mois au maximum. Passé ce délai, le patient développe une accoutumance qui nécessite à son tour un sevrage. Le remboursement des benzodiazépines est fourni à 65% par l'Assurance Maladie et à 35% par les complémentaires santé.

Le sevrage en clinique

Il existe des alcooliques mondains dont la consommation se rapproche du seuil de toxicité: avec deux verres quotidiens, la prise d'alcool devient critique. Néanmoins, ces buveurs ne sont pas considérés comme de grands alcooliques, qui consomment trois verres et plus par jour. Il leur est donc difficile d'obtenir une prise en charge par un service d'alcoologie à l'hôpital.

Face à cette situation, les cliniques privées proposent une alternative qui associe repos, régime alimentaire, médicaments et soutien psychologique. Le sevrage alcoolique des petits buveurs peut avoir lieu en l'espace de dix jours, ce qui limite son coût. Cependant, l'Assurance Maladie ne rembourse pas ce type de sevrage, mais lorsque le médecin traitant a donné son aval, certaines complémentaires santé proposent une prise en charge.

Il est possible d'avoir plus d'informations à ce sujet auprès d'un courtier en assurance santé.

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