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«Pas de défiance vis-à-vis de l'assurance-vie »

Le Figaro26/01/2012 à 17:46
INTERVIEW -Pour Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants, la baisse de la collecte, s'explique notamment par le transfert de l'épargne vers l'immobilier.

La Fédération des sociétés d'assurance a annoncé ce matin que la collecte nette des contrats d'assurance vie en France a été divisée par sept en 2011 à 7,6 milliards d'euros, contre 51,1 milliards en 2010. Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Épargnants donne son éclairage et relativise.

Alors que 2011 a été une année record pour le livret A, les Français boudent-ils l'assurance-vie?

Ces 7,6 milliards de collecte nette en 2011 sont un plus bas depuis 20 ans. C'est aussi la première fois que la collecte nette de l'assurance-vie est inférieure à celle du livret A. Mais avec un encours de plus de 1300 milliards d'euros, l'assurance-vie reste encore, en volume, le premier produit d'épargne en France. Il n'y a pas eu de rupture de confiance, pas de défiance vis-à-vis de l'assurance-vie, mais une répartition différente des flux d'épargne.

La peur des obligations grecque, et la baisse des rendements n'expliquent-elles pas cette désaffection?

Le climat anxiogène a joué. Même si le risque grec était provisionné, il y a eu des craintes de la part des épargnants. Mais la crise ne peut pas expliquer le phénomène à elle seule. La baisse des rendements a également rendu plus attractifs des produits comme le livret A et les livrets à terme proposés par la banque, notamment des placements temporairement boostés. Il faut aussi prendre en compte le fait que l'assurance-vie est un produit ancien. La grande majorité des contrats détenus par les Français ont plus de huit ans et leur détenteurs souhaitent tirer profit de leur fiscalité avantageuse*. Les rumeurs persistantes sur la modification du régime fiscal ont d'ailleurs motivé les épargnants qui craignent que l'avantage fiscal ne dure pas.

En cette période économique morose, les Français ont peut-être aussi utilisé les fonds placés sur l'assurance-vie pour améliorer leur quotidien…

Nous ne constatons pas de décollecte dans le but de consommer. En revanche, il y a un véritable transfert des fonds de l'assurance-vie vers l'immobilier qui joue son rôle de valeur refuge. Les Français qui acquièrent actuellement des logements sont ceux qui disposent de revenus supérieurs à la moyenne des ménages, or nous avons remarqué que ce profil d'épargnants est justement celui qui a effectué des rachats sur les contrats. Les banques étant devenues très exigeantes pour accorder des prêts et les particuliers ont dû gonfler leur apport en puisant dans leur assurance-vie.

La tendance peut-elle s'inverser en 2012?

Pour les deux prochaines années, 2012 et 2013, il ne faut pas s'attendre à un miracle concernant les rendements qui resteront aux alentours de 3%. Nous avons atteint un palier. Mais avec les prix de l'immobilier qui sont au sommet, les exigences de plus en plus importantes des banques pour accorder des crédits et la fin des dispositifs fiscaux (prêt à taux zéro, dispositif Scellier), un rééquilibrage devrait rapidement s'opérer en faveur de l'épargne à long terme. D'autant plus que le taux d'épargne des Français restent très important à 17,3%. Mais la concurrence restera importante avec les livrets.

*Taxés comme n'importe quels revenus financiers jusqu'à quatre ans de détention, les revenus de l'assurance-vie sont imposés à 15% entre quatre et huit ans, puis à 7,5% au-delà.

 

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