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Oui, les prix des carburants ont bien augmenté cette semaine
information fournie par Le Figaro24/09/2019 à 12:27

Oui, les prix des carburants ont bien augmenté cette semaine (Crédits photo : Pexels - Johannes Rapprich )

Oui, les prix des carburants ont bien augmenté cette semaine (Crédits photo : Pexels - Johannes Rapprich )

INFOGRAPHIES - Plus contenue que prévu, la hausse des prix des carburants causée par l'attaque en Arabie Saoudite, mi-septembre, est bel et bien perceptible par les automobilistes, confirment les données des autorités françaises.

Au lendemain de l'attaque de deux sites pétroliers en Arabie Saoudite, attribuée par la France à l'Iran, plusieurs membres du gouvernement l'avaient assuré: les prix à la pompe allaient augmenter rapidement, et les automobilistes français allaient voir la facture s'alourdir. La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, avait alors prévenu que les Français verraient une hausse rapide des prix «de quelques centimes» - quatre à cinq centimes, selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP) et le président de Total, Patrick Pouyanné.

Et, dans les faits, cette hausse a bel et bien eu lieu, selon les données communiquées par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Entre le 13 septembre et le 20 septembre, les prix du gazole ont ainsi augmenté de 2,58 centimes, passant de 1,429 euros le litre à 1,455 euros. De même, la facture a augmenté de 2,11 centimes pour le SP95, de 1,68 centime le SP95-E10, et 1,5 centime pour le SP98.

Si ces données demeurent des moyennes, et peuvent donc cacher une variation de prix plus notable selon les stations, on reste, pour l'heure, loin des quatre à cinq centimes de hausse redoutée par l'exécutif et qu'annonçait l'industrie pétrolière. Cette mesure relative s'explique notamment par la baisse des cours du pétrole, après des déclarations rassurantes de l'Arabie Saoudite sur sa production. Le baril de Brent est ainsi passé de 60,1 dollars, avant l'attaque, à 67,8 dollars quelques heures plus tard, subissant une forte hausse de près de 15%. Depuis, son cours s'est graduellement apaisé, passant à 64,8 dollars jeudi dernier et 64,2 dollars ce mardi.

Devant cette accalmie, Bruno Le Maire avait expliqué, la semaine dernière, qu'il n'y avait «aucune raison pour qu'il y ait une augmentation des prix à la pompe et des prix du fioul domestique». Bercy avait prévenu que les prix seraient surveillés pour s'assurer qu'il n'y ait aucune hausse «injustifiée» des tarifs de la part des revendeurs. Les chiffres semblent toutefois confirmer une augmentation, au moins momentanée.

Sur le long terme, les prix des carburants restent en-deçà de leurs niveaux des derniers mois, malgré la progression enregistrée ces derniers jours. En octobre dernier, le gazole avait atteint 1,52 euros le litre, le SP95-E10 1,53 euros, le SP95 près de 1,56 euros et le SP98 jusqu'à 1,62 euros. L'alourdissement de la facture avait été l'un des moteurs alimentant la contestation des «gilets jaunes», dès novembre. Les prix ont ensuite baissé, avant de reprendre leur hausse en mai dernier. A l'époque, le baril de Brent avait atteint son niveau le plus haut depuis fin 2018, autour de 70 euros le baril. Reste à voir si la hausse perceptible cette semaine se confirme dans les jours à venir, ou s'il ne s'agit que d'un pic éphémère. Une question particulièrement importante, alors que le premier anniversaire du mouvement social incarné par le gilet iconique s'approche.

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