1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Moins d'un Parisien sur deux peut acheter dans la capitale
Le Figaro13/06/2012 à 10:56

En dix ans, les Parisiens ont perdu plus de 40 % de pouvoir d'achat immobilier. En dépit de taux de crédit bas, le marché marque aujourd'hui le pas, en raison de prix très élevés.

Qui peut encore acheter un logement à Paris? Alors que les prix de l'immobilier ont atteint 8260 euros le mètre carré en moyenne au premier trimestre, selon les notaires, il est de plus en plus difficile pour de nombreux Parisiens de devenir propriétaires dans la capitale. Après un mois de janvier «exceptionnel», l'attentisme prévaut. Les ventes de logements ont d'ailleurs chuté de 16 % en février, de 21 % en mars et sûrement de 20 % en avril. Pourtant, depuis le début de l'année, les taux des crédits immobiliers ont baissé de 0,4 % en moyenne, tombant à 3,92 % sur vingt ans, «le plus bas niveau depuis décembre 2010», note le courtier Meilleurtaux.com.

Mais ces meilleures conditions de financement et la hausse régulière des ­revenus des Parisiens ne permettent plus de compenser la flambée des prix. Loin s'en faut. «Depuis 2000, les prix de la pierre à Paris ont augmenté de 186 % et le pouvoir d'achat immobilier d'un couple parisien - c'est-à-dire la surface qu'il peut s'offrir - a lui baissé de 43 %», explique Hervé Hatt, directeur général de Meilleurtaux.com. En 2000, le mètre carré moyen à Paris s'échangeait à 2887 euros...

Concrètement, en 2000, un ménage pouvait acheter un logement de 51 m2, en empruntant à 5,84 % sur vingt ans, 145.373 euros (ce qui équivalait à une mensualité représentant un tiers du revenu moyen d'un ménage à Paris), sans tenir compte d'un éventuel apport. Mais, aujourd'hui, ce même couple ne peut plus s'offrir qu'un 29 m2, en empruntant cette fois 242.567 euros (pour une mensualité sur vingt ans représentant un tiers des revenus actuels des ménages parisiens) à 3,80 % (pour un excellent ­dossier).

Dans les autres régions françaises, le pouvoir d'achat immobilier s'est aussi effrité au fil des ans, mais dans de moindres proportions. En tenant compte du revenu moyen des ménages dans chaque grande ville française, il est possible d'acheter un 64 m2 à Strasbourg, un 51 m2 à Lyon, mais 38 m2 à Nice.

Investissements hors de Paris


Malgré des revenus nettement supérieurs à la moyenne nationale (8345 euros en moyenne pour un couple emprunteur chez Meilleurtaux.com, contre 4 986 euros en province) un apport personnel conséquent (175.955 euros contre 68.890 euros ailleurs), moins d'un Parisien sur deux (47,3 %) peut aujourd'hui acheter un bien immobilier à Paris, selon l'étude de Meilleurtaux, filiale de la BPCE. D'autant que d'après les estimations du courtier le montant moyen d'une transaction immobilière dans la capitale s'élève désormais à 454.887 euros, contre 253.241 euros ailleurs en France (355.875 euros en Ile-de-France). Du coup, de nombreux habitants de la capitale qui voient en la pierre une valeur refuge investissent au-delà des portes de Paris. «Un tiers des Parisiens achète en Ile-de-France et près de 20 % en province, soit pour acquérir une résidence secondaire soit pour investir et louer le bien. C'est souvent leur seul moyen pour devenir propriétaires», constate Sandrine Allonier, ­responsable des études économiques de Meilleurtaux.com.

L'avenir reste incertain pour l'immobilier parisien, où «le niveau des prix reste un frein très important», selon Meilleurtaux. Au premier trimestre, les prix ont légèrement reculé, de 1,1 % par rapport au quatrième trimestre 2011, mais ils restent en hausse de 7 % sur un an. «Les taux des crédits sont actuellement très avantageux et devraient le rester encore quelques mois. Reste à savoir si la baisse de la demande permettra une baisse des prix qui, combinée à de bonnes conditions de financement, entraînerait une remontée du pouvoir d'achat immobilier à Paris», s'interroge Hervé Hatt.

LIRE AUSSI:

» SONDAGE - Pensez-vous que les prix de l'immobilier à Paris ont atteint leur maximum?

10 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • M9455348
    13 juin17:17

    Salaire moyen par ménage de 8345 euros /mois à Paris : et la marmotte mets le chocolat dans du papier alu.... n'importe quoi ces chiffres

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Annonces immobilières

Les Risques en Bourse

Fermer