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Magasins alimentaires ouverts le soir: seulement 1 à 2% du chiffre d’affaires réalisé après 21h.
information fournie par Le Figaro22/11/2019 à 16:15

Magasins alimentaires ouverts le soir: seulement 1 à 2% du chiffre d’affaires réalisé après 21h. (Crédits photo : Adobe Stock -  )

Magasins alimentaires ouverts le soir: seulement 1 à 2% du chiffre d’affaires réalisé après 21h. (Crédits photo : Adobe Stock - )

Alors que le gouvernement planche sur une nouvelle législation concernant commerces alimentaires après 21h, ce chiffre relativise l'importance de cette tranche horaire pour les professionnels.

Ouvrir plus, est-ce vraiment gagner plus? Alors que le gouvernement étudie la possibilité de faciliter l'ouverture des commerces alimentaires entre 21h et minuit, une étude publiée ce jeudi par le cabinet Nielsen pose la question de la pertinence d'une telle mesure pour la filière.

Car selon les résultats de cette étude, menée auprès de 14.000 foyers français et à partir des ventes de grandes enseignes de janvier à octobre, seulement 1 à 2% du chiffre d'affaires des hypers, supermarchés ou magasins de proximités qui ouvrent leurs portes après 21h est réalisé après cet horaire.

«Favoriser la croissance des entreprises»

Le mois dernier, le gouvernement a proposé d'aligner la législation sur le travail de nuit dans les commerces alimentaires sur celle des secteurs des médias, du cinéma ou des discothèques. Cela permettrait, après conclusion d'un accord de branche, d'ouvrir les magasins sans dérogation jusqu'à minuit, contre 21h aujourd'hui. L'annonce avait alors suscité une levée de boucliers des syndicats, la CFDT revendiquant notamment «des majorations salariales de 100%». La CGT, totalement hostile au projet, considérait quant à elle que le projet de loi allait «accentuer la précarité et ne créera pas d'emplois dans un secteur composé à 80% de femmes».

Selon l'exécutif, la libéralisation du secteur s'expliquait par un besoin «de favoriser la croissance des entreprises, d'adapter la législation applicable en matière de travail de nuit aux évolutions sociétales et aux nouveaux modes de consommation», comme le rapportait alors l'AFP. La grande distribution arguait de son côté d'une nécessité de s'adapter aux nouvelles habitudes des consommateurs, redoutant également la concurrence des services de livraisons à domicile.

Avec les résultats de cette étude, cet argumentaire est battu en brèche, comme l'explique Daniel Ducrocq, directeur Distribution chez Nielsen: «Ces ouvertures ne répondent qu'à une partie minoritaire de la clientèle et n'ont sans doute pas vocation à représenter une partie importante des ventes». Bien sûr, ce chiffre est une moyenne qui ne peut refléter la diversité des situations: «on peut penser qu'en fonction des zones et des profils de clients, les courses de nuit pourraient se développer selon les évolutions à venir du cadre législatif» estime-t-on chez Nielsen.

Monoprix, qui ouvre déjà 129 magasins jusqu'à 22h, a réagi à l'annonce auprès de l'AFP, ce vendredi. Le distributeur avance que «10% du chiffre d'affaires est réalisé après 20h à Paris». Le gouvernement doit légiférer par ordonnance sur le sujet dans un délai de 18 mois à l'issue d'une concertation. Il ne fait nul doute que la bataille des chiffres ne fait que commencer.

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