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Le vin, un placement qui peut-être risqué

Le Figaro19/10/2012 à 18:22
La multiplication des produits financiers liés au vin illustre l'engouement des français pour les actifs réels. Si cet investissement permet d'allier plaisir et perspective de plus-value, il peut toutefois s'avérer risqué.

L'investissement dans le vin ne connaît pas la crise. Alors que le prix des grands Bordeaux marque le pas depuis plusieurs mois, les fonds et produits financiers s'appuyant sur les crus les plus prestigieux ne cessent, eux, de se multiplier. Entre les caves «clés en main», qui peuvent être gérées à distance (Cavissima, Patriwine, La Bergère Investment...), les fonds communs de placement investis dans le vin (Uzès Grands Crus de la Financière d'Uzès, par exemple), les parts de GFV (groupements fonciers viticoles) ou des montages plus exotiques, l'investisseur a l'embarras du choix. Preuve de cet engouement, le fonds d'investissement spécialisé Nobles Crus, installé au Luxembourg, est parvenu à drainer en moins de cinq ans près de 110 M€ d'actifs. C'est aussi ce même fonds qui fait actuellement l'objet d'une attaque en règle de la part d'un analyste financier belge, Jean Walravens. Après s'être penché sur les chiffres diffusés par ce fonds dont le ticket d'entrée est fixé à 125.000 €, il n'hésite pas à affirmer que les performances annuelles affichées à plus de 10% cachent une «fraude». Selon lui, dans la mesure où le fonds n'a quasiment pas vendu de bouteilles, ses performances reposeraient exclusivement sur la valeur de son stock. Or, celui-ci serait largement surévalué, d'où des performances artificielles.

Difficile d'évaluer le vrai prix d'une cave

Des attaques que balaie l'équipe de Nobles Crus, soulignant son approche de long terme, qui explique le peu de ventes de bouteilles, ses procédures auditées par le cabinet Deloitte et sa «transparence» avec une valeur liquidative affichée tous les mois. Pour bon nombre de spécialistes de la dive bouteille, l'expertise de l'équipe dirigeante et l'excellence de sa cave ne peuvent être remises en cause. Mais à y regarder de plus près, il est bien difficile de savoir précisément combien vaut cette dernière.

Pour Jean Walravens, qui a retenu la cote internationale Liv-Ex, les prix de Nobles Crus sont surévalués en moyenne de 20%. Mais cette côte est jugée trop britannique par le fonds luxembourgeois tandis que la côte française Idealwine serait trop tricolore. Une chose est sûre, ce questionnement a le mérite de rappeler des règles de prudence concernant l'investissement en vin. En tant que support de diversification, il n'a pas vocation à dépasser 5% du patrimoine. Même si le cours des belles bouteilles a beaucoup grimpé ces dernières années, on ne gagne pas à tous les coups. En Grande-Bretagne, où l'on spécule de longue date sur les cours des vins, les faillites frauduleuses d'intermédiaires se sont multipliées et les investisseurs ont perdu des dizaines de millions d'euros. Et malgré l'image très positive dont jouit le vin, ce support de placement n'est pas forcément liquide et l'on peut s'exposer à des bulles, même sans miser sur le champagne.

Des prix maximaux psychologiques

«Le vin cale parfois en atteignant des prix maximaux psychologiques, rappelle Alain Marty, fondateur du Wine & Businesse Club, réseau de chef d'entreprises oenophiles. On le voit actuellement pour de nombreux primeurs ou certains millésimes 2000 qui avaient été surcotés.» De plus en plus régulièrement interrogé sur la pertinence d'un investissement dans les grands crus, il estime que le marché des bouteilles d'exception à plusieurs centaines d'euros garde de belles perspectives. «Mais ce n'est plus du vin, c'est un produit de grand luxe s'adressant à des buveurs d'étiquettes». De son côté, Régis Paul, fondateur du courtier en vins European Millésimes, dénonce la complexité de certains montages et la multiplication des intermédiaires. «Pourquoi rajouter des risques supplémentaires? Mieux vaut être le seul propriétaire de sa cave et faire ses choix d'achat et de vente.» Ce qui est incontestable, c'est que ces produits financiers s'appuyant sur le vin sont souvent complexes à gérer et peuvent occasionner de multiples frais (d'entrée, de gestion, de surperformance...). À consommer avec modération.

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