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Le piège se referme sur les Français qui ont emprunté en francs suisses

Le Figaro19/01/2015 à 09:28

Ils sont environ 6000 à avoir contracté un prêt en devises helvétiques, en 2008 ou 2009. Avec la forte appréciation du franc suisse, le montant du capital qu'ils ont emprunté a augmenté de près de 50% !

«Depuis ce matin, je n'arrête pas de recevoir des appels de clients paniqués», constate Charles Constantin-Vallet, avocat d'un peu plus de 300 clients de BNP Paribas ayant contracté des prêts immobiliers libellés en francs suisses. La décision de la banque centrale hélvète (BNS) de ne plus intervenir sur les marchés pour empêcher l'appréciation du franc impacte en effet directement les quelques 6000 petits investisseurs qui ont souscrits à de tels prêts, en 2008 ou 2009: le capital qu'ils ont emprunté s'apprécie dans les mêmes proportions que la monnaie helvétique, c'est-à-dire de 20% depuis hier, et même de 65% depuis le début de l'année 2008.

«Concrètement, jusqu'à hier, une personne qui avait emprunté 100.000 euros il y a cinq ou six ans devait encore rembourser environ 130.000 euros, alors même qu'elle avait déjà payé 30.000 euros! Et depuis hier, son capital restant dû a encore grimpé, à plus de 155.000 euros. Cela peut s'avérer dramatique pour certains clients», explique Charles Constantin-Vallet. La plupart ont emprunté entre 130.000 et 150.000 euros sur un vingtaine d'années, et se retrouvent à devoir aujourd'hui rembourser entre 200.000 et 220.000 euros.

Le produit financier de BNP Paribas, Helvet Immo, représente 4600 des 6000 prêts octroyés en francs suisses à des résidents français. Il est conçu de telle façon que les mensualités restent fixes, quelle que soit la variation du franc. Mais le prêt se rallonge autant que nécessaire pour permettre au client de rembourser la banque, dans une limite de cinq ans. «Les cinq dernières années du prêt, les mensualités grimpent de façon illimitée, explique l'avocat. Les clients qui ont signé le prêt Helvet Immo vivent dans l'angoisse permanente, certains les yeux rivés sur les fluctuations du franc suisse, avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête». Outre BNP Paribas, le Crédit mutuel et le Crédit agricole ont accordé quelques emprunts de ce type, précise l'association française des usagers des banques (Afub).

Perte sèche

«Nous avons 40 dossiers en justice, ajoute l'association. 20% des clients qui se sont adressés à nous ont par ailleurs réussi à renégocier leur prêt avec BNP Paribas, en 2013 ou en 2014. Ils ont souvent obtenu de diviser par deux le montant de la hausse: ils ont signé pour 10% ou 15% d'augmentation du capital emprunté au lieu de 30% par exemple. Mais BNP Paribas n'a accepté de renégocier qu'avec quelques clients, pas tous, loin de là». La banque assure avoir traité «au cas par cas» 2743 dossiers de prêts, «dès le renversement de tendance en termes de change». Une autre solution, pour ceux qui veulent sortir de cet emprunt risqué, consiste à vendre le bien qu'ils ont acheté grâce à l'argent emprunté. Mais la plus-value réalisée lors de la revente a très peu de chances de couvrir l'envolée des cours du franc suisse... Si le client parvient à vendre son bien.

Il est aussi possible, tous les cinq ans, de convertir son prêt en euros. Mais le client encaisse alors une perte sèche. C'est ce qu'a fait Damien Golla, un client de BNP Paribas, fin 2013. «Lorsque nous avons converti notre prêt en euros, il nous restait 207.000 euros à rembourser alors que nous n'avions emprunté que 171.000 euros fin 2008. En comptant les mensualités versées et la commission de change de près de 5000 euros exigée par la banque, nos avons perdu grosso modo 70.000 euros...» Mais Damien Golla s'est au moins évité de souffrir de la hausse actuelle du franc.

Nombre de ces emprunteurs attendent que la justice condamne BNP Paribas, le Crédit mutuel ou le Crédit agricole pour leur avoir vendu un produit financier sans leur en exposer les risques. La plainte au civil des 320 clients de Charles Constantin-Vallet, qui réclament le remboursement de leurs pertes et des dommages et intérêts, devrait être tranchée fin 2015 ou début 2016.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr


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