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Le palmarès des régions les plus favorables à l'emploi des seniors
Le Figaro15/02/2019 à 13:02

Selon l'Insee, le taux d'emploi des personnes âgées de 50 à 64 ans varie fortement selon les territoires étudiés, allant de 55,8% dans les Hauts-de-France à près de 69% en région Île-de-France. Ces inégalités se doublent de différences marquées entre les hommes et les femmes.

En France métropolitaine, mieux vaut être un senior actif en Auvergne-Rhône-Alpes ou dans la région parisienne que dans les Hauts-de-France. Selon les dernières données publiées ce jeudi par l'Insee, de fortes différences subsistent entre les taux d'emploi des 50-64 ans, symbolisant la part d'actifs occupés au sein de cette classe d'âge. Sur l'ensemble du territoire, plus de six seniors sur dix sont en emploi (61,5%), à quelques années de la retraite, un taux en hausse depuis plusieurs années: il culminait à 53,3% en 2007.

Les écarts de taux d'emploi entre les territoires sont notables: les seniors franciliens sont actifs pour près de 69% d'entre eux en moyenne, quand six régions présentent un taux inférieur à 60%. Les Hauts-de-France conservent le ratio le moins élevé avec 55,8% des seniors en emploi seulement. Dans l'ensemble, l'Insee divise les régions, Île-de-France mise à part, en trois groupes: celles avec un taux d'emploi des seniors plus élevé et un chômage moins haut que la moyenne (principalement des régions de l'ouest, dont la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine mais aussi l'Auvergne-Rhône-Alpes) ; celles avec un taux d'emploi relativement bas expliqué par un chômage plus marqué ou une participation moins importante des seniors au marché du travail (la Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse, l'Occitanie ou la Normandie) ; et un dernier groupe formé uniquement des Hauts-de-France, marqué par un taux d'emploi relativement faible pour toutes les classes d'âge, seniors compris.

L'Île-de-France fait figure d'exception, son taux d'emploi étant largement supérieur aux autres territoires pour les deux sexes. L'Insee explique cette différence par la présence plus marquée de cadres, qui, au cours de leur carrière, sont généralement en meilleure santé, se retrouvent moins au chômage et entrent puis sortent plus tard que les autres du marché du travail. Pour l'institut, cette différence est également accentuée par un phénomène migratoire observable chez les seniors qui ne sont plus en emploi et qui préfèrent quitter la région soit pour prendre leur retraite dans un lieu avec une qualité de vie supérieure, soit pour retrouver un travail. Dès lors, les personnes restantes seront davantage des actifs, ce qui gonfle le chiffre global.

Les seniors actives moins favorisées que les hommes

Enfin, l'étude souligne de fortes disparités entre les hommes et les femmes: «dans toutes les régions, tous âges confondus», les femmes ont moins accès à l'emploi que leurs semblables masculins. La disparité sur ce dernier point varie selon les régions, allant de moins d'un point de pourcentage dans les Pays de la Loire à plus de sept points pour l'Occitanie, la Bourgogne-Franche-Comté et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Toutefois, les faits s'inversent avec l'âge: les hommes sont plus nombreux en emploi de 50 à 59 ans, avant d'être supplantés par les femmes de 60 à 64 ans. Pour cette dernière classe d'âge, le taux d'emploi des femmes est supérieur à celui des hommes, «dans presque toutes les régions». L'Insee y voit un signe de la précarité économique des femmes, qui préfèrent allonger leur durée d'activité pour compenser au maximum leurs carrières moins rémunératrices, marquées par des interruptions liées par exemple à la maternité. L'amplitude du taux d'emploi est également plus grande pour les femmes seniors, allant de 52% dans les Hauts-de-France à 62% en Auvergne-Rhône-Alpes, quand celle des hommes du même âge évolue moins, de 59% à 65% seulement.

Plus actifs, donc, les seniors ne sont pourtant pas forcément mieux lotis. Dans sa dernière étude sur le sujet, publiée en juillet dernier, l'institut de statistiques rappelait que la progression remarquable du taux d'emploi des seniors, en dix ans, était principalement portée par deux éléments. D'une part, le recours au temps partiel a décollé ces dernières années au sein de cette population plus âgée: 20,6% des 50-64 ans et jusqu'à 30,7% des 60-64 ans travaillaient ainsi à temps partiel en 2017. D'autre part, la part d'emplois à durée limitée a également augmenté de 2,1 points de pourcentage chez les 50-64 ans, un chiffre qui augmente là encore avec l'âge étudié. Pour autant, l'Insee précise que ces formes d'emploi ne sont pas toujours contraints: parmi les personnes à temps partiel, par exemple, un quart seulement des seniors souhaiterait travailler davantage, contre plus d'un tiers des 25-49 ans.

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