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La consommation de matières premières devrait doubler d'ici à 2060
Le Figaro03/11/2018 à 09:00

La consommation de matières premières devrait doubler d'ici à 2060

D'après une étude de l'OCDE, les perspectives de consommation de matière première à l'horizon 2060 laissent présager d'intenses pressions sur l'environnement.

En 2050, la Terre abritera quelque 10 milliards d'habitants contre 7 milliards aujourd'hui. De ce fait, les constats alarmistes concernant les productions, qu'elles soient alimentaires ou matérielles, s'accumulent. Nous vivons d'ailleurs à crédit pour cette année depuis le 1er août. En clair, nous consommons plus vite les ressources naturelles de la Terre qu'elles ne sont régénérées. De ce fait, un rapport de l'OCDE intitulé «Perspectives mondiales des ressources matérielles à l'horizon 2060» révèle que l'utilisation mondiale de matière première devrait doubler en à peine quarante ans. Présentée au Forum mondial sur l'économie circulaire, à Yokohama (Japon), l'étude veut générer de nouvelles dynamiques positives pour trouver des alternatives aux tendances de consommations actuelles.

«D'immenses besoins de matières premières»

L'accroissement du revenu moyen dû à l'émergence vertigineuse de certaines économies comme la Chine ou l'Inde, qui a elles seules décomptent aujourd'hui 2,7 milliards d'habitants, devrait permettre à ces populations de recouvrir «d'immenses besoins en matière première» rappelle l'étude. En Afrique et au Moyen-Orient, le PIB devrait sextupler d'ici 2060 et le PIB par habitant devrait augmenter de 4% par an entre aujourd'hui et 2030. D'après ces perspectives, chaque personne sur la planète consommera en moyenne l'équivalent de 45 kg de matières premières par jour en 2060 contre 33 kg aujourd'hui. Cela représentera 167 milliards de tonnes à l'échelle planétaire contre 97 milliards aujourd'hui. Autrement dit, l'exploitation de matières premières sera multipliée de 2 à 4 fois selon les régions.

De graves conséquences pour l'environnement

Ainsi, les prédictions de l'étude concernant l'exploitation des matières fossiles, de l'agriculture, des matériaux de construction et de produits manufacturiers à l'horizon 2060 annoncent de gigantesques bouleversements de l'environnement. Les matériaux tel que le fer, l'aluminium, le cuivre, le zinc, le plomb, le béton, le sable et le gravier sont aujourd'hui «responsables à environ 16% des émissions à effets de serre mondiales». Leur production «pourrait être multipliée de deux à quatre fois d'ici à 2060» et «compromettre de plus en plus notre bien-être» explique Angel Gurría, secrétaire général de l'OCDE. L'extraction et la production de ces derniers sont aujourd'hui responsables d'un large panel de conséquences environnementales. Les productions de fer et d'acier sont responsables de l'acidification de l'écosystème et des substances toxiques qu'ingère l'homme à travers l'air ou la nourriture. Le béton, dont la production est moins polluante mais particulièrement massive est un des premiers facteurs responsables du changement climatique de la planète. La production de cuivre endommage spécialement l'état de l'eau potable sur Terre, plus que n'importe quelle autre production de matériel de construction. D'autres conséquences comme l'eutrophisation, la dégradation de la couche d'ozone ou l'usure des terres font partie de l'impact global que provoque l'utilisation excessive des matières premières.

Les perspectives de l'étude confirment que les ambitions de l'Accord de Paris et parmi elles, l'objectif de limiter le réchauffement climatique «bien en dessous des 2°C» ne pourront pas être atteintes à ce rythme de production. En réponse à ce constat alarmant, Angel Gurría rappelle aux gouvernements la nécessité de mettre en place «des économies plus circulaires» visant à préserver les ressources de la planète en encourageant notamment la réparation et le recyclage.

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