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La Bourse de Paris fait son retour sous les 5.000 points
AFP08/07/2020 à 18:02

La Bourse de Paris a fini en net recul de 1,24% mercredi, victime de nouvelles prises de bénéfices qui l'ont fait passer sous les 5.000 points en raison des préoccupations liées à l'évolution de la pandémie.

L'indice CAC 40 a perdu 62,6 points à 4.981,13 points. La veille, il avait fini en repli de 0,74%.

"On fait face depuis deux jours à des prises de bénéfices sur les marchés européens des actions qui sont dues à la publication imminente des résultats d'entreprises du deuxième trimestre" la semaine prochaine en Europe et aux États-Unis, indique à l'AFP Valentin Bulle, gérant actions à Dôm Finance.

"Les investisseurs ont plutôt envie de vendre les actifs risqués en ce moment, mais la prise de profits est peut-être temporaire. Le marché est en phase d'attente", ajoute-t-il.

"Les investisseurs attendent un signal fort des gouvernements avec peut-être de nouveaux stimuli budgétaires notamment aux États-Unis", où plusieurs membres de la Réserve fédérale américaine ont d'ailleurs rappelé la volonté de l'institution de rester en soutien de l'activité, complète-t-il.

Sur le Vieux Continent, la chancelière Angela Merkel a appelé mercredi les Européens à la solidarité et à une adoption cet été du plan de relance de 750 milliards d'euros proposé par la Commission européenne, pour sortir de la crise du coronavirus. Un sommet extraordinaire est prévu à Bruxelles les 17 et 18 juillet et les dirigeants des 27 pays de l'UE devront se prononcer à l'unanimité.

Cependant, "le risque pour les marchés serait une attente trop forte [concernant] les actions des banques centrales", observe Alexandre Hezez, responsable des investissements de Richelieu Gestion au cours d'une conférence en ligne.

Depuis une quinzaine de jours, les marchés semblaient être devenus insensibles aux mauvaises nouvelles sanitaires, persuadés de pouvoir compter pour longtemps sur des soutiens économiques et monétaires.

- Les valeurs cycliques en berne -

Toutefois, souligne M. Bulle, les opérateurs de marché "continuent de regarder le nombre de cas quotidiens de contaminations" au Covid-19, et "des reconfinements massifs seraient une mauvaise nouvelle car ils endommageraient la reprise économique en cours".

Les États-Unis ont enregistré un nombre record de plus de 60.000 cas de contamination au coronavirus dans les dernières 24 heures, selon les données compilées par l'université Johns Hopkins.

Toutefois, l'administration Trump, qui a officiellement notifié lundi l'ONU du retrait américain de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), n'envisage pas de fermer à nouveau l'économie du pays.

A la surprise des analystes, les réserves de pétrole brut aux États-Unis sont reparties à la hausse la semaine dernière, selon un rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA).

Sur le tableau des valeurs, les cycliques, partie de la cote la plus dépendante de la conjoncture économique dont font partie les secteurs aéronautique et automobile, ont le plus souffert.

Airbus a glissé de 2,18% à 65,83 euros, alors que plusieurs milliers de salariés ont manifesté dans l'enceinte du groupe, à la périphérie toulousaine, contre le plan de suppression d'emplois annoncé.

Renault a dévissé de 4,61% à 22,02 euros et Peugeot de 4,20% à 14,04 euros.

Vallourec a décliné de 6,73% à 33,95 euros, Saint-Gobain de 3,03% à 31,95 euros.

Le compartiment informatique a continué de souffrir, particulièrement Akka Technologies (-6,81% à 25,30 euros), Sopra Steria (-3,78% à 112 euros, Atos (-2,43% à 77 euros) et Capgemini (-1,93% à 101,80 euros).

pan/cgu/LyS

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