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L'exécutif se refuse à prolonger le prêt à taux zéro dans les zones rurales
Le Figaro20/12/2018 à 06:02

Après avoir obtenu la réintégration des fenêtres dans le crédit d'impôt pour la transition énergétique, la fédération du bâtiment souhaite que le prêt à taux zéro soit prolongé au-delà de 2019. Le gouvernement dit non pour l'instant.

Après trois années de plus ou moins fortes croissances, l'activité du bâtiment pourrait déjà rechuter. Pour 2019, la fédération (FFB) s'attend à une baisse du nombre d'opérations de 0,5% (+4,9% en 2017 et +2,3% en 2018). «En deux ans, nous avons "perdu" 50.000 logements», déplore Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment.

Ce sont surtout les mises en chantier (nombre de logements réellement commencés) dans le logement neuf qui vont être pénalisées. Leur nombre devrait reculer de 2% en 2019 (+4,3% en 2018), passant sous la barre des 400.000 (377.000 exactement). La FFB pointe du doigt la suppression après 2019 des aides publiques et réclame la prolongation du PTZ, dans les zones les plus détendues (là où la demande est pourtant faible), jusqu'à la fin du quinquennat. «Nous voulons une annonce forte et rapide avant fin juin 2019. Après, ce sera trop tard. Nos entreprises ont besoin de visibilité», prévient Jacques Chanut.

Contacté par Le Figaro, le ministère de la Ville et du logement s'y refuse pour l'instant. «À l'heure actuelle, nous n'envisageons pas de prolonger le PTZ pour les zones détendues car il reste disponible jusqu'à fin 2019. Il faut être prudent en matière de construction en périphérie alors que des centres-villes manquent de dynamisme. Nous préférons concentrer nos efforts dans la rénovation ou l'acquisition dans l'ancien. D'ici la fin du premier trimestre 2019, nous proposerons aux acteurs concernés des nouveaux dispositifs d'aide à l'accession pour les territoires détendus qui tiennent compte de cet enjeu d'aménagement équilibré du territoire», répond-on au ministère.

Pour le président de la fédération du bâtiment, c'est une des mesures qui doit permettre de limiter voire d'empêcher la baisse de l'activité dans le secteur. La réintégration du remplacement des fenêtres dans le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) en est une autre. «Si nous réintégrons les fenêtres dans le CITE, c'est parce que nous avons conscience de l'importance de rendre ces travaux de rénovation accessibles au plus grand nombre. Le ministre s'exprimera prochainement sur la simplification des dispositifs d'aide. Notre objectif est de proposer des aides plus adaptées aux revenus des ménages et de faire en sorte que le reste à charge soit proche de zéro», explique-t-on au ministère.

«Il faut quand même que l'État puisse tenir ses engagements et la réintégration des fenêtres en était une», précise Jacques Chanut. Le bémol est il est de taille: le crédit d'impôt sera plafonné à 100 euros par fenêtre, sachant que le coût moyen d'une fenêtre avoisine en moyenne les 1000 euros. Côté professionnels, l'impact attendu de cette mesure est plutôt faible (+0,2%) sur une branche de l'amélioration-entretien qui devrait afficher une croissance quasi-nulle en 2019 (+0,5%, après +0,8% en 2018). «Ce chiffre est très décevant», commente le président de la FFB qui pointe là encore la responsabilité du gouvernement. «Étant donné les ambitions du gouvernement, le marché de la rénovation énergétique devait décoller. Ce qui n'est pas le cas. Le changement permanent des règles du jeu n'aide pas, pas plus que la hausse du coût du logement ou les économies imposées aux HLM».

Qui dit baisse d'activité, dit forcément moins d'embauches. À peine 5000 postes supplémentaires devraient être créés dans le bâtiment en 2019, selon les prévisions de la FFB, contre plus de 50.000 ces deux dernières années. «La fin de ce cycle de croissance n'est pas inéluctable. Mais ce qui m'agace le plus, c'est qu'on recommence les mêmes bêtises qu'il y a quatre ans, alors qu'on a les moyens de les éviter».

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