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L'AMF publie son étude sur les OPCI en 2012

Primaliance25/11/2013 à 00:00

A partir des déclarations des sociétés de gestion, l'AMF publie un bilan complet sur les OPCI, grand public et RFA en 2012. Le nombre d’agréments et d’extensions de programmes d’activité́ à la gestion d’OPCI a atteint un niveau record depuis 2008, ce qui témoigne de l’attrait exercé par les OPCI auprès des sociétés de gestion.

La quasi totalité́ des créations d’OPCI (grand public et RFA) ont pris la forme de SPPICAV. La progression des encours nets qui est restée soutenue avec 17,2 Mds€ est imputable à hauteur de 35%, aux créations de nouveaux OPCI et à hauteur de 65% à la croissance de l’actif des OPCI existants. Cependant, elle marque le pas par rapport à 2011 (+ 36% en 2012 contre + 119% en 2011).

Ce ralentissement n'est pas une surprise. En effet, la suppression dans la loi de finance 2012 de l'avantage fiscal lié aux plus values immobilières a conduit les sociétés de gestion à anticiper la nouvelle mesure. Et de nombreuses créations d'OPCI initialement prévues pour 2012 ont été́ finalement avancées au 4ème trimestre 2011. Résultat, l'exercice 2011 s'est soldé par un nombre record d'agrément (68) alors que 20 agréments seulement ont été délivrés l'année dernière. D'après l'AMF, ce recul ne signifie donc pas une désaffection des investisseurs.

Le taux d’endettement moyen des OPCI a diminué au cours de l’année 2012 et s’établit au 31/12/2012 à 34% contre 41% un an auparavant. D’un OPCI à l’autre, les taux d’endettement varient très fortement, de 0% à 88%.

La taille d’un OPCI atteint en moyenne à 108M€ (92M€ en 2011). 15 OPCI détiennent un actif net supérieur à 300 M€. Ils sont gérés par 10 sociétés de gestion différentes et représentent 35% du total des encours nets sous gestion.

Au chapitre des investissements, l’immobilier de bureaux retient toujours la faveur des investisseurs (56%) suivent les commerces (22%) et en bas de la liste, le logement. Ce dernier voit sa part diminuer à 6 % (7 % en 2011). La part prépondérante des bureaux et commerces s’explique notamment par les stratégies d’externalisation d’immeubles au sein d’OPCI suivies par certains grands groupes industriels et commerciaux. La détention indirecte des immeubles est toujours privilégiée. L’allocation géographique des actifs est relativement stable. Elle révèle toujours la primauté́ de la région parisienne mais aussi une progression des investissements en Province. Enfin, les actifs détenus à l’étranger restent « marginaux ». Les investisseurs français représentent 75% des investisseurs. Les souscriptions provenant d’investisseurs européens non français forment 24% du montant total des encours gérés.

Sur le thème spécifique des OCPI grand public, l'AMF remarque qu'ils « connaissaient, depuis 2008, un engouement très limité ». L’année dernière en revanche, ils ont connu une véritable montée en puissance. Leurs encours sous gestion passant de 208M€ en 2011 à 870 M€ en 2012. Malgré tout, leur nombre n’est qu’en légère hausse (8 OPCI contre 6 en 2011 et 2010). En outre, deux OPCI agréés en 2011 et 2012 représentent à eux seuls 69% des encours. Les actifs immobiliers représentent 58% des actifs détenus par les OPCI « grand public » soit 527M€. Le poids des actifs immobiliers par rapport aux actifs financiers est stable depuis 2010. Mais la répartition est différente de celle des OPCI RFA où la part des actifs immobiliers représente en moyenne 96%. L'explication revient à un profil de risque différent et à un besoin de gestion de la liquidité́ plus important pour les OPCI « grand public » (les OPCI RFA disposent de mécanismes de limitation des rachats). Un point commun réunit cependant OPCI grand public et OPCI RFA. Il s'agit des frais. Généralement, les frais réellement appliqués sont en deçà̀ des frais maximums.

En outre, les évolutions observées l’an dernier se poursuivent et s’accentuent parfois. En particulier, l’endettement bancaire recule (de façon spectaculaire pour les OPCI récemment agréés) et les investissements en Province progressent au dépend des immeubles parisiens. En revanche, l’année 2012 constitue un tournant pour les OPCI « grand public ». Ceux-ci ont connu un regain d’intérêt puisque leur encours net total a été́ environ multiplié par 4 en 2012. Toutefois cette progression substantielle est imputable à seulement deux d’entre eux dont les encours représentent 69% des encours gérés par ce type de véhicules.

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