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Il y a 86 ans... Le Figaro décrivait la malédiction des gratte-ciel

Le Figaro02/12/2016 à 18:18

RÉTRO IMMO - En 1930, Le Figaro explique comment l’apparent dynamisme des États-Unis construisant les plus hautes tours du monde masque une profonde crise. Un phénomène qu’on baptisera ensuite la malédiction des gratte-ciel.

Ce mélange de luxe apparent et de crise économique décrit par Le Figaro en 1930 est toujours de mise aujourd’hui. Dans son édition du 8 septembre, sous le titre «La dépression aux États-Unis», le quotidien explique comment les tours rutilantes que sont le Chrysler Building et l’Empire State Building masquent la crise économique que traverse le pays. C’est là le premier épisode de ce que l’on appelle désormais la «malédiction des gratte-ciel» selon laquelle l’inauguration des plus hautes tours marque souvent le début de phases de récession. L’histoire retiendra notamment le World Trade Center (en 73 augurant du crise pétrolière et financière), les tours Petronas à Kuala Lumpur (en 1990, crise asiatique) ou encore Burj Khalifa à Dubaï (2010, crise dans le Golfe).

«Le voyageur, qui arrive d’outre-mer et qui a passé une année en Europe se penche et, du plus loin qu’il peut, en entrant dans le port de New York, il regarde, écrit Le Figaro. On lui a tant parlé de la crise des affaires, il en a vu si clairement le visage hideux dans les rues de Londres avec leurs hordes de mendiants, leurs processions de sans-travail qui jouent du cornet à piston, et les millions d’enfants aux chaussures trouées. Va-t-il rencontrer ici la même misère, et dans la grande ville jadis si riche se trouvera-t-il entouré de pauvres, parmi des palais fermés, où la vie s’endort?»

Une pâtisserie chatoyante évoquant Lalique et Nabuchodonosor

Évidemment, cette pauvreté ne saute pas aux yeux à l’époque puisque New York reste une ville triomphante «lançant vers le ciel ses centaines de flèches hardies, auxquelles, durant l’année qui vient de s’écouler, de plus hautes, de plus audacieuses, de plus rutilantes n’ont cessé de s’ajouter, souligne Bernard Faÿ, l’auteur de l’article. Le Chrysler Building vient à peine d’être terminé, il brandit sous les nuages rougeoyants du couchant une flèche aiguë d’argent et de verre filé, sorte d’immense pâtisserie chatoyante qui évoque l’art de Lalique et le goût de Nabuchodonosor. Un peu plus bas, l’Empire Building se termine, tout bardé de gigantesques lignes d’acier brillant qui déjà grimpent dans le ciel. Et dans tous les coins de la métropole d’énormes échafaudages annoncent de nouveaux gratte-ciel.»

Le décor est planté, mais cela n’empêche pas l’observateur avisé de remarquer que tout ne tourne pas rond. «Une promenade à midi à Wall Street en ce mois d’août 1930 achèvera de renseigner le voyageur. Cette rue, naguère la plus bruyante, la plus confuse et tumultueuse du monde, où l’on a peine à se faufiler, où les voitures ne peuvent passer tant la cohue humaine assiège les grandes banques, cette rue où refluaient toutes les passions humaines, apparaît paisible et bucolique. Des banquiers bien sages s’y promènent dans la demi-solitude tiède, les saute-ruisseau ont tout le temps d’admirer les belles cravates aux devantures des chemisiers, et le vieux fou qui d’ordinaire prêchait la pauvreté et la chasteté sur un baril a roulé ailleurs son estrade, ne trouvant plus personne à convertir. Wall Street sommeille assagi, attristé.»

La prospérité, seul bonheur de l’Amérique

Rappelant que le pays vient de traverser la pire crise économique de son histoire, l’auteur estime qu’il a cependant la ressource pour rebondir. «On a serré les coudes, les plus gros ont racheté les plus petits qui ne pouvaient plus vivre, et ceux des gros qui étaient en danger ont été sauvés par leurs égaux, même quand ils avaient été ennemis, même quand ils devaient le redevenir le lendemain. II y a eu des suicides, plus qu’on ne l’a imprimé, moins qu’on ne l’a murmuré; il y a eu des changements dans les états-majors de presque tous les grands établissements, et on l’a caché. On a fait bon visage, on a payé de gros dividendes, on a donné de bons dîners, et on a attendu l’année prochaine, en se disant «En octobre, grande offensive» II y a une doctrine officielle, apparemment sage, qui prédit le retour de la prospérité pour octobre.»

Et Bernard Faÿ de conclure par une analyse très personnelle: «Le danger est d’ordre psychologique, non d’ordre social. L’Amérique à besoin de la prospérité, car elle est son seul bonheur, son seul plaisir et sa vraie foi. En Europe, on joue à toutes sortes de jeux, qui sont amusants, et on travaille pour gagner sa vie. En Amérique, le seul jeu amusant, c’est de travailler, mais la richesse du sol, l’organisation des affaires, la prospérité avaient fait de ce jeu le plus excitant du monde. Banquiers et terrassiers, en Amérique, ont besoin de la prospérité, comme nous avons besoin en France de spectacles passionnants et d’histoires amusantes.»

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

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