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Édouard Philippe promet une réforme des aides à la rénovation énergétique
information fournie par Le Figaro12/06/2019 à 16:34

Le chef du gouvernement a reconnu que les aides publiques à la rénovation énergétique «profitent aux ménages les plus riches». Le CITE sera transformé en une «aide massive en faveur de ceux qui en ont le plus besoin».

«D’une effroyable complexité». Le constat d’Édouard Philippe, dans son discours de politique générale, est sans appel concernant les aides à la rénovation énergétique. Afin de «donner aux Français les moyens de se chauffer sans polluer ni payer toujours plus», le chef du gouvernement souhaite que «les aides existantes» soient remises «totalement à plat». Une promesse déjà faite il y a un peu plus d’un an. Cinq dispositifs majeurs cohabitent: les certificats d’économie d’énergie, le crédit d’impôt transition énergétique (CITE), l’éco-prêt à taux zéro, la taxe sur la valeur ajoutée à taux réduit de 5,5%. Sans compter les aides de l’Agence nationale de l’habitat et celles du ressort des collectivités territoriales. «Elles profitent en réalité aux ménages les plus riches», affirme le premier ministre.

Dans ce but, Édouard Philippe a annoncé que le gouvernement transformera «le CITE en une aide plus massive, versée en faveur de ceux qui en ont le plus besoin». Cette transformation devrait avoir lieu en 2020. À la place du CITE, une prime forfaitaire, dont les contours doivent être précisés, devrait mise en place, selon l’entourage du premier ministre. Le dispositif est jugé «plus efficace». «Le CITE est surtout utilisé par des ménages aisés avec donc peu d’effets vraiment déclencheurs et un rapport coût/efficacité assez mauvais sur certains travaux, notamment ceux concernant les fenêtres», explique-t-on à Matignon. Par ailleurs, la prime aurait l’avantage de pouvoir être versée aux ménages quasiment en même temps que les travaux, contrairement au crédit d’impôt qui, lui, est réglé après. Un avantage non négligeable pour la trésorerie des ménages et donc qui faciliterait la prise de décision.

Le premier ministre souhaite également «venir à bout» des sept millions de passoires thermiques que compte la France. Le chef du gouvernement n’a annoncé aucune mesure et se dit «ouvert» aux propositions des députés. Deux d’entre eux ont justement relancé une promesse d’Emmanuel Macron: interdire la mise en location des logements mal isolés. Une proposition reprise par l’eurodéputé de la majorité Pascal Canfin qui l’a récemment soumise à Édouard Philippe dont on ne connaît pour l’heure pas l’avis.

Mais le chef du gouvernement, qui veut «mobiliser les financements privés et publics», a prévenu qu’il fallait «raisonner au-delà des normes et des obligations, même si elles sont nécessaires». Et c’est justement ce qui ressort d’une autre suggestion du député Canfin: consigner au moment d’une vente immobilière le montant des travaux, si le vendeur ne les a pas réalisés. La somme serait alors versée à l’acheteur, à charge pour lui de l’utiliser pour faire ces travaux. Sinon, elle serait perçue par un organisme public.

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