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Depardieu : ses amis prennent sa défense
Le Figaro21/12/2012 à 19:53

Ils sont nombreux à revendiquer pour lui cette liberté. «Toutes ces années, Depardieu a bien travaillé pour la France. Qu'on le laisse tranquille!», affirme le réalisateur Jean Becker.

La lettre ouverte de Philippe Torreton attaquant dans Libération Gérard Depardieu de manière injurieuse a déclenché une avalanche de réactions en faveur de l'acteur. De l'«assez minable» lancé par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, on est rapidement passé à la vindicte de Philippe Torreton. Ses insultes envers le comédien ont été condamnées dans les colonnes du Figaro par Pascal Thomas, Jérôme Savary ou encore Xavier Giannoli. Vendredi, ce fut au tour de Catherine Deneuve de manifester dans un billet d'humeur sa désapprobation à «Monsieur Torreton...».

Le courroux de la reine Catherine s'exprime par une allusion historique à la Révolution française: «Qu'auriez-vous fait en 1789, mon corps en tremble encore!» Le réalisateur Jean Becker, qui avait dirigé Gérard Depardieu dans La Tête en friche, répond: «Deneuve suggère que Torreton est un nouveau Robespierre. C'est un peu fort. Mais j'ai presque envie de lui donner raison. Vous voulez mon avis? Philippe Torreton est un con. Toutes ces années, Depardieu a bien travaillé pour la France. Qu'on le laisse tranquille!»

Ils sont en tout cas nombreux à revendiquer pour lui cette liberté. À commencer par la comédienne Jeanne Moreau: «Chacun est libre de faire ce qu'il veut de sa vie. Personnellement, les histoires d'argent ne me gênent pas, ce qui m'ennuierait plutôt, ce sont les amitiés avec les dictateurs... Mais toute cette polémique ne me regarde pas et ne m'intéresse pas.»

Pour le cinéaste Patrice Leconte, cette succession de lettres ouvertes publiées dans la presse «fait remonter à la surface les inimitiés, les rancœurs et les jalousies. Je suis proprement effaré des proportions prises par cette affaire qui n'en est pas une. C'est navrant. Je pense que les gens du métier se sont "balancés" parce qu'ils pensaient que c'était la fin du monde. Sinon, ils auraient fermé leur gueule.»

Grande amie de Gérard Depardieu qu'elle a transformé en comte de Monte-Cristo, la réalisatrice Josée Dayan s'insurge contre les propos de Torreton et se dit «solidaire de la réponse de Catherine Deneuve et de celle de Fabrice Luchini». Ce dernier avait déclaré à Sud-Ouest: «Quand on attaque Depardieu, il faut avoir une filmographie solide. Moi, je ne fais pas de leçon de morale. Chacun dit ce qu'il veut.»

Les blessures profondes

Jean-Pierre Améris - qui vient de faire tourner Depardieu dans L'Homme qui rit d'après Victor Hugo (sortie le 26 décembre) - voit surtout en lui l'humanité et la poésie du génial comédien: «J'ai été surpris et choqué par l'attaque de Torreton: ça ne se fait pas entre gens du métier. Il devrait savoir qu'un acteur, c'est double, c'est triple, et que sa vérité est au moins autant sur scène et à l'écran que dans la réalité. A-t-on envie de savoir que Chaplin était radin? Souvent les acteurs ont un côté scorpion, autodestructeur et il y a de cela chez Gérard Depardieu, éternel gamin, éternel voyou, provocateur, avec cette tentation de gâcher les choses.»

Sa fille Roxane, 20 ans, connaît bien les blessures profondes de son père. Elle lui a d'ailleurs écrit une déclaration d'amour sur lepoint.fr dans laquelle elle écrit: «Mon père est mis sur la sellette comme pour le procès d'un grand criminel (...). Malgré sa notoriété, c'est un homme que j'ai toujours vu vivre dans une grande simplicité et proche des gens. Il explore le monde avec excès. Il aura marqué le siècle avec une émotion que seul un grand cœur peut contenir.»

Jean-Pierre Améris renchérit: «Il faut voir tout ce qu'il nous a donné, tout ce qu'il est capable de donner encore. Il n'est pas dans une tour d'ivoire, il s'expose, il prend des risques, avec une générosité et une humanité rares. On ne peut pas demander à une nature aussi exceptionnelle de faire tout bien. Il y a en lui des gouffres qu'il essaie de combler. Il est dans une fuite en avant, partagé entre pulsion de mort et avidité de vivre. Il me rappelle cette phrase de Victor Hugo qu'il prononce dans L'Homme qui rit: "Si seulement on pouvait sortir du malheur comme on sort d'une ville."»

38 commentaires

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  • heimdal
    24 décembre20:26

    Ils se bourrent le poches ces moins que rien !

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