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Crise économique : les assureurs se sont mobilisés mais n'ont pas su expliquer leur rôle
Boursorama avec Media Services08/06/2020 à 10:31

"Les assureurs ont tout de suite pris des initiatives en faveur de leurs clients",  selon Jean-Laurent Granier, vice-président de la fédération française du secteur. "Au passage, on oublie que les assureurs aussi sont impactés" par la crise, ajoute-t-il. 

Jean-Laurent Granier, président de Generali France et vice-président de la fédération française des assureurs, lors d'une conférence de presse en 2013. ( AFP / JACQUES DEMARTHON )

Les assureurs, qui souffrent moins que d'autres de la crise provoquée par le coronavirus, ont été accusés par certains de ne pas se montrer assez solidaires avec les personnes et les professionnels en difficulté, une critique que récuse auprès de l'AFP Jean-Laurent Granier, président de Generali France et vice-président de la fédération française du secteur. Les assureurs ont mobilisé des sommes "considérables" pour l'économie face au Covid-19, explique-t-il, mais n'étaient pas préparés à ce choc et n'ont pas su expliquer leur rôle.

Êtes-vous inquiet d'une possible multiplication des contentieux entre assureurs et clients professionnels autour de la couverture des pertes d'exploitations ?

Jean-Laurent Granier : Ce qui m'inquiète le plus et me dérange, c'est à nouveau les dégâts d'image et la confusion que ça crée. Les assureurs, pas plus que les autres, n'étaient préparés à affronter une situation aussi grave, globale et aussi systématique. (...) Certains contrats ne peuvent éviter de s'appliquer, alors même qu'aucun d'entre eux n'a été rédigé, de façon pensée, pour couvrir une situation comme celle d'aujourd'hui. Si le contrat n'est pas suffisamment explicite sur les exclusions, il peut alors s'appliquer, mais je dirais par coïncidence. 

Sur le marché, on rencontre aussi des cas soumis à interprétation. Il peut alors exister une zone grise qui provoque un contentieux. Mais c'est un nombre réellement marginal et ça ne doit pas masquer le problème de fond, à savoir une pandémie qui touche tout le monde en même temps, et ne relève pas en tant que tel des mécanismes de l'assurance. L'immense majorité des contrats ne traite que de la perte d'exploitation consécutive à un dommage, c'est-à-dire une perte le temps qu'on remette en ordre l'entreprise suite à un dommage, comme par exemple une inondation.

Comment expliquez-vous que les assureurs soient accusés de ne pas en faire suffisamment dans la crise ?

Jean-Laurent Granier : Clairement nos explications au début auraient dû être moins techniques et plus claires. En expliquant notamment que sur le principe, le phénomène ne relevait pas de l'assurance, mais que dans certains cas l'assurance fonctionnerait par une coïncidence de rédaction. Faute de cela, des choses qui auraient pu paraître évidentes au grand public, comme dans le cas du terrorisme ou de la guerre, sont soudainement devenues complètement opaques.

Il aurait aussi fallu mieux expliquer qu'à la différence d'autres secteurs, les assureurs prenaient tout de suite des initiatives en faveur de leurs clients. Nous avons vu que des centaines et des centaines de clients allaient être en stress de trésorerie et ne pourraient pas payer leurs primes. On a immédiatement dit que nous allions maintenir les garanties. Ça représente des centaines de millions d'euros d'engagements. Au passage, on oublie que les assureurs aussi sont impactés. En tant que gestionnaires d'actifs, ils ont été durement frappés par les baisses sur les marchés financiers.  

On est dans cette situation absurde où le seul secteur privé à avoir pris des engagements, à avoir mobilisé des sommes extrêmement considérables, à savoir 3,2 milliards d'euros soit sous forme de mesures individuelles soit sous forme d'investissements, est aussi le seul secteur visé par des commentaires négatifs disant qu'on devrait faire plus. Il y a l'idée fausse que les assureurs sont assis sur un trésor dont ils peuvent disposer à leur gré. Cet argent n'est pas le nôtre, mais celui de nos assurés.

À quoi pourrait ressembler le futur régime d'assurance pandémie sur lequel travaillent le gouvernement, les assureurs et d'autres ?

Jean-Laurent Granier : On pourrait le nommer régime de "catastrophe sanitaire" ou alors "catastrophe extérieure". Si un blocage de l'économie, de même nature que celui qui vient de se produire, ressurgit pour une autre raison dans trois ou quatre ans, il faut qu'on puisse y faire face. Un blocage peut survenir en cas d'émeutes urbaines, des situations de prévention en vue d'une catastrophe naturelle ou de catastrophe écologique. C'est un régime qui sera un partenariat public-privé, avec une mobilisation de primes sur une base assez large et, à partir d'un certain niveau d'indemnisation financière, une intervention de l'État, sans laquelle le régime ne peut pas fonctionner compte tenu des sommes en jeu.

Il faut bien le flécher vers la partie fragile de l'économie. Ce n'est pas un régime pour les grandes entreprises mais pour les PME et les professionnels. C'est aussi un régime qui ne prévoit pas l'indemnisation des pertes d'exploitations, ce qui nécessite du recul, des analyses et des évaluations. Or là, on souhaite un régime réactif et rapide. D'où la solution du forfait, en fonction par exemple du chiffre d'affaires, du secteur, etc. Il faut que ce soit d'une part déclenché par l'État et qu'ensuite on puisse bénéficier d'une assise qui permette de collecter de la prime en prolongement d'une garantie très répandue comme par exemple la garantie incendies que souscrivent 100% des TPE et PME.

5 commentaires

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  • 7LM
    08 juin11:51

    Gràce aux aides du peuple par l'intermédiaire de l'état , vous avez un apport pour emprunter un max ! Vous allez vous r'faire c'est sùr ! Le 7 impaire et passe ... J'ai un pipe sur mon slide lol !

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