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Coronavirus : le gouverneur de la Banque de France appelle à "ne pas suréagir" à la volatilité des marchés
Boursorama avec AFP Services02/03/2020 à 11:18

Pour François Villeroy de Galhau, le coronavirus entraîne surtout une inquiétude et des difficultés sur l'activité des entreprises, ce qui se prête plus à "des mesures ciblées" des gouvernements pour les soutenir, qu'à des mesures de politique monétaire de la part des banques centrales.

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau le 8 juin 2019 à Fukuoka, au Japon. ( POOL / KIYOSHI OTA )

L'impact économique de l'épidémie du nouveau coronavirus , dont le bilan a dépassé lundi 2 mars les 3.000 morts dans le monde, fait tanguer les marchés mondiaux, qui ont enregistré la semaine dernière leur pire chute hebdomadaire depuis la crise financière de 2008-2009.

Alors que certains appellent les banques centrales à agir pour soutenir l'économie, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy, de Galhau a de son côté estimé qu'il était important de "de ne pas suréagir par rapport à une volatilité financière". "Nous devons avoir les yeux grands ouverts sur ce qui se passe (...) mais nous devons en même temps garder la tête froide" , a affirmé lundi matin M. Villeroy de Galhau sur BFM Business .

Selon lui, le coronavirus entraîne surtout une inquiétude et des difficultés sur l'activité des entreprises,  ce qui se prête plus à "des mesures ciblées" des gouvernements pour les soutenir , qu'à des mesures de politique monétaire de la part des banques centrales.

Jugeant la politique monétaire "déjà très accommodante", il a notamment estimé que l'abondance de liquidités à moindre coût pourrait permettre aux banques de soutenir les entreprises. "S'il fallait faire davantage et que nous avions la conviction que c'est efficace, nous pourrions le faire mais nous n'en sommes pas encore là" , a-t-il toutefois ajouté. Il a aussi estimé que la chute des marchés la semaine dernière était "très différente" de celle ayant entrainé la crise financière et économique de 2008.

"En 2008, il y avait un phénomène de perte de confiance dans certains acteurs financiers, c'était Lehman Brothers, et dans certains actifs, c'était les subprimes", qui a donné à son tour "une crise bancaire qui entraine une crise économique", a-t-il rappelé. "Aujourd'hui, on a une situation très différente : on a une épidémie qui se répand (...). Cette épidémie donne des craintes économiques (...), et tout va dépendre de la durée du phénomène et de sa géographie. Et cette crainte économique entraîne une correction boursière", a-t-il expliqué.

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