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Comment entrer dans le club des 1% les plus riches de France

Le Figaro19/03/2012 à 11:05
Il suffit de gagner 88.200 euros annuels en France pour figurer parmi les plus riches. C'est trois fois moins qu'aux États-Unis. Explication.

Les Français ont coupé la tête de leurs rois. Veulent-ils décapiter les plus riches d'entre eux? On pourrait croire que c'est dans l'ordre des choses et des mots. «Roi», rex en latin, et «riche», qui vient de rix en gaulois (comme Vercingétorix), participent de la même famille étymologique. Tous deux ont le sens de «puissant». À abattre?

François Hollande prévoit ainsi d'imposer à 75 % les revenus qui dépassent le million d'euros, au risque d'apparaître confiscatoire et anticonstitutionnel. Nicolas Sarkozy entend taxer les exilés fiscaux, les menaçant implicitement de déchéance de nationalité, et c'est également limite vis-à-vis de la Constitution. L'un et l'autre s'en prennent à une minorité qui suscite l'envie. Paradoxalement, les riches préoccupent bien plus l'opinion publique que les pauvres dans l'Hexagone. Pauvre petite fille riche, chantait Claude François.

De qui parle-t-on? Aux États-Unis, le débat sur le «1 %» est devenu l'un des thèmes dominants de la campagne présidentielle 2012. Il a été lancé par le mouvement Occupy Wall Street («occuper Wall Street»), avec pour slogan «We are the 99 %» («nous sommes les 99 %»). Il s'agit de stigmatiser les inégalités grandissantes. Aujourd'hui, 1 % de la population accapare 17 % du revenu national, selon les statistiques de l'Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain. Cette proportion a plus que doublé depuis le début des années 1980 dans l'ensemble du pays. Elle atteint même 44 % dans la seule ville de New York, selon le Fiscal Policy Institute, un organisme indépendant chargé d'observer les conditions de vie de la cité.

Pour faire partie du «1 % supérieur» outre-Atlantique, il fallait déclarer au fisc 343 .927 dollars de revenu en 2009 (avant exonérations diverses, autrement dit «les niches fiscales»), soit environ 265 .000 euros. En France, le ticket d'entrée du club est beaucoup plus modeste. Selon l'Insee, il suffisait pour un célibataire d'avoir un «revenu déclaré» de 88 200 euros en 2008 (derniers chiffres connus) pour être parmi les 602 .500 Français les plus prospères (1 % des 60,250 millions de la population de la France métropolitaine qui déclare des revenus). Paradoxalement, le seuil est proportionnellement bien plus faible pour un couple (132 .300 euros exactement), car l'Insee raisonne en ce qu'il appelle «unités de consommation». Exemple, un ménage de deux personnes ne compte que pour 1,5 unité de consommation: les statisticiens considèrent qu'ils ont moins à dépenser, ne serait-ce que parce qu'ils partagent le même toit...

Les riches doivent prouver qu'ils sont efficaces et utiles

Les «riches Français», les «très hauts revenus» dans le langage de l'Insee (au moins 7 .350 euros par mois pour un célibataire), le sont trois fois moins que les Américains. La raison essentielle est qu'en France le club «des 1 %» concentre 7 % du revenu national annuel, au lieu de 17 % outre-Atlantique, où la richesse globale du pays est par ailleurs plus élevée (d'environ un quart par habitant). Autre différence majeure de part et d'autre de l'Atlantique, les neuf dixièmes des Français qui font partie du «1 % supérieur», soit 540 .000, affichent des revenus annuels inférieurs à 239 .000 euros, selon l'Insee. Ce qui ne leur permettrait donc pas de figurer dans le club américain!

De plus en plus d'observateurs estiment le critère du 1 % insuffisamment sélectif et que le groupe est trop hétérogène. Il serait bien plus pertinent de s'intéresser à la crème de la crème, «au millième» des revenus les plus élevés, estime-on de plus en plus aux États-Unis. « Nous sommes les 99,9 %», titrait l'automne dernier Paul Krugman, l'éditorialiste vedette du New York Times, par ailleurs Prix Nobel d'économie 2008.

Ce faisant, il entend développer deux arguments. Tout d'abord cette «super-élite» - dont les revenus annuels sont en moyenne de 5,3 à 7,5 millions de dollars - a vu ses ressources après impôt grimper de 400 % depuis 1979 (augmentation en valeur réelle, déduction de l'inflation et après impôts). Or, pour l'Américain moyen, celui qui se trouve au milieu exact de la distribution des revenus, le pouvoir d'achat a progressé d'à peine 21 %.

Paul Krugman dénonce surtout la prétention de la «super-élite» à justifier ses gains par des créations d'emplois. «Très peu d'entre eux sont des innovateurs du type de Steve Jobs», selon lui. Il constate que 18 % sont issus de la finance, 12 % sont des juristes ou du secteur de l'immobilier, «professions où il n'est pas établi de lien clair entre les revenus et la contribution à l'économie». Les riches doivent prouver qu'ils sont efficaces et utiles. Aujourd'hui plus que jamais alors que la croissance peine à repartir.

Le débat est vieux comme le monde. «Qu'est-ce que les riches ont-ils de plus que les autres?», demandait dans les années 1920 Francis Scott Fitzgerald, l'auteur de Gatsby le Magnifique. «De l'argent», lui répondit son ami Ernest Hemingway. Comme si les fortunés n'avaient ni mérite ni talent. L'attitude inverse est celle de la fameuse parabole des talents: «Le maître a donné cinq talents à l'un de ses serviteurs, qui a su les faire fructifier et en est récompensé, alors que celui qui n'en a reçu qu'un s'empresse de l'enfouir dans la terre...» C'est l'origine même du mot «talent». Il désignait des pièces de monnaie, il est devenu «le don que l'on fait fructifier». Le talent de créer des emplois par exemple.

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