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Chauffage collectif rallumé : que faire si vous n'en voulez pas ?

Le Figaro31/10/2014 à 17:00

FOCUS - En cette fin du mois d'octobre, la température est clémente... Ce qui retarde la mise en route des chauffages individuels. Mais peut-on avoir le choix dans la date de rallumage du chauffage collectif ?

Alors que le mois de novembre s'apprête à débuter, les températures sont encore très douces. Jusqu'à 30% à Biarritz, plus de 20 degrés dans la capitale. Après l'été pluvieux, les Français ont eu droit à un été indien particulièrement long.

Une bonne nouvelle: grâce à cette météo clémente, vous allez pouvoir vous permettre de retarder encore un peu plus la remise en route du chauffage annonçant le début de l'hiver... et au passage, économiser quelques euros. Du moins, si vous êtes équipé d'un chauffage individuel, que vous pouvez allumer et éteindre à loisir. Lorsque le système de chauffage est collectif en revanche, cela complique la donne, dans la mesure où vous n'êtes plus le seul décideur de l'allumage.

À l'occasion d'un printemps 2013 plutôt frisquet, Le Figaro expliquait le cas contraire: lorsqu'il fait inhabituellement froid, est-il possible de rallumer un chauffage collectif? Pour ces deux occurences, les réponses sont plus ou moins les mêmes. Traditionnellement, les dates que l'on retient pour l'allumage et l'arrêt des chaudières sont le 15 octobre et le 15 avril. Toutefois, il ne s'agit pas d'une période légale: ces deux dates ne figurent dans aucun texte. Dans la pratique, la période de chauffage est définie contractuellement entre le syndic de copropriété et le producteur.

Une décision qui revient au conseil syndical

Que faire alors, si l'on veut anticiper ou jouer les prolongations? «Il est possible que ce cas de figure soit prévu au contrat», affirme Émilie Allain, présidente de l'Association nationale de la copropriété et des copropriétaires (ANCC). Dans ce cas, il faut en faire la demande. Sinon rien n'est prévu dans le contrat, la mise en route de la chaudière ou son maintien en activité en dehors de la période prévue «entraînerait un surcoût prohibitif pour la copropriété, qui ne pourrait pas bénéficier du tarif négocié initialement», précise-t-elle. Il est donc important d'être très précis sur les dates et les éléments déclencheurs.

Les démarches se révèlent assez simples: il suffit de contacter les représentants du conseil syndical de l'immeuble qui centralisent les requêtes et constatent dans chaque appartement la nécessité de la demande. Si elle est jugée légitime, le conseil saisit le syndic pour qu'il contacte le chauffagiste. «La loi fixe la limite supérieure de température à 19 degrés dans les appartements», explique Émilie Allain. Théoriquement, la demande de relance de la chaudière est donc fondée dès lors qu'on constate une température inférieure. Dans les faits, un différentiel de plusieurs degrés doit être constaté pour remettre la chaudière en marche.

En cas d'avis négatif du conseil syndical, les résidents n'auront en revanche pas d'autres solutions que d'attendre l'arrivée des températures de saison, ou de s'équiper d'un chauffage d'appoint.

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