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Canicule: sachez repérer les adresses de la capitale qui restent au frais

Le Figaro28/08/2017 à 15:44

INFOGRAPHIE - Une carte réalisée par l'APUR permet de répertorier précisément les différents îlots de chaleur existant dans la capitale. Elle permet donc aussi de trouver les rares lieux qui échappent aux vagues de chaleur.

Avec le retour tardif de la chaleur, bon nombre de Français vont à nouveau avoir du mal à trouver le sommeil, comme c'était le cas au début de l'été. Il est vrai que le mois de juin 2017 a en effet été le deuxième mois de juin le plus chaud depuis 1900, notamment à Paris, qui souffre, comme d'autres grandes villes françaises, d'un phénomène d'îlots de chaleur.

» Lire aussi - Canicule: quelques astuces pour rafraîchir votre logement

En période estivale, des différences de températures importantes se font en effet sentir entre la capitale et sa périphérie, essentiellement la nuit. Selon l'Agence de protection environnementale des États-Unis, la température des villes d'un million d'habitants ou plus est ainsi en moyenne supérieure de 1 à 3°C à celle des zones alentour. Lors de la canicule de 2003, des différences de températures de 8 degrés ont même été enregistrées par Météo France entre le 1er arrondissement de Paris et des villes comme Trappes, située dans le département des Yvelines.

» Lire aussi - Canicule: quelles alternatives à la clim pour rafraîchir son logement?

Comment expliquer des différences aussi spectaculaires? Selon L'Atelier Parisien d'Urbanisme, la densité ainsi que la hauteur du bâti parisien créent des «rues canyon» qui empêchent le vent de s'engouffrer et piègent l'air chaud et la pollution. Les matériaux de revêtement du sol sont également un facteur important du réchauffement de l'air ambiant. L'asphalte et le bitume, qui recouvrent la majorité des trottoirs de Paris, captent en effet l'énergie émise par les rayons du soleil pendant la journée, et la restituent sous forme de chaleur la nuit. Rue de Rivoli, dans le 4è arrondissement, L'APUR a ainsi mesuré une différence de température de surface de 4.5 degrés entre la chaussée en bitume (27 degrés à la fin d'une journée d'été) et les arbres longeant la voie (22.5 degrés).

Quelques îlots de fraîcheur au milieu d'un océan de bitume

La carte élaborée par l'APUR montre avec précision les zones les plus chaudes de Paris. On constate qu'à l'intérieur même de la ville coexistent des quartiers plus chauds et d'autres plus tempérés. Ces variations s'expliquent notamment par des différences de morphologies urbaines et de matériaux utilisés.

La carte montre ainsi que les quartiers les plus anciens résistent en général mieux à la chaleur que les grands ensembles construits dans les années 1970, en raison de rues très étroites et de courettes qui ventilent les logements la nuit. La très forte occupation du sol protège aussi la chaussée des rayons du soleil. A contrario, dans le nord et nord-est de Paris, près du périphérique, les immeubles de grandes hauteurs agissent comme des capteurs solaires et la surchauffe des logements apparaît dès les premiers jours de fortes températures.

On distingue aussi sur la carte des zones où les piétons et les habitants profitent d'un air plus frais. Les deux plus grands îlots de fraîcheur sont bien sûr le bois de Boulogne et de Vincennes, mais la carte s'éclaircit également le long de la Seine ou au niveau de certaines avenues ombragées comme l'avenue Foch. Les végétaux atténuent en effet l'ensoleillement le jour, et refroidissent l'atmosphère la nuit en rejetant de la vapeur d'eau grâce à un procédé dit d'évapotranspiration.

Une carte interactive pour aller plus loin

Pour les plus curieux, l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Ile-de-France a créé une carte qui permet de visualiser avec une très grande précision tous les îlots de chaleur de la capitale et de sa banlieue. Chaque pâté de maisons se voit ainsi attribuer une couleur: vert foncé pour une zone d'arbres denses, gris pour un ensemble d'immeubles compact, ou encore jaune foncé pour des quartiers pavillonnaires. Il vous suffit de rentrer votre adresse et de cliquer sur votre immeuble ou votre rue pour avoir accès à sa fiche détaillée.

La carte montre ainsi les effets sur la température ambiante, de jour comme de nuit. Des informations telles que la densité du bâti, l'étroitesse des rues, mais aussi la présence d'eau et de végétaux. Nous avons nous-même testé l'outil en indiquant l'adresse du Figaro.

Le résultat est sans appel: la très forte densité du quartier, combinée avec un taux de végétation d'à peine 0.1 % fait de notre immeuble du boulevard Haussement un vrai aimant à chaleur. Autant dire que la climatisation va continuer à tourner ces prochains jours...

1 commentaire

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  • tallweg
    29 août14:08

    L'élysée, la mairie de Paris, l'hôtel Matignon et qq autres sont des endroits au frais et peinards.

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