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Avec le beau temps, les terrasses font le plein

Le Figaro17/04/2018 à 17:22

REPORTAGE - Les clients l'attendaient avec impatience, les restaurateurs peut-être plus encore : le soleil est enfin là.

Cachez cette écharpe que l'on ne saurait voir! L'heure est aux lunettes de soleil, aux «tomates-mozza» et aux boissons bien fraîches... en terrasse, bien sûr. Après un hiver qui aura duré 5 mois, le temps est enfin au beau fixe dans tout l'Hexagone. En quête de vitamine D, les Français se ruent en terrasse pour célébrer comme il se doit l'arrivée de l'anticyclone. «Ça fait plaisir», se réjouit un client parisien, qui n'est pas le seul: les cafetiers aussi attendaient ce moment! Le Figaro est allé recueillir les impressions des uns et des autres.

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Boulevard des Italiens, grande artère haussmannienne, à l'heure du déjeuner, le patron n'a tout simplement pas le temps de souffler: «La terrasse est pleine, ça représente 60% de notre surface et on fait le plein». Effectivement, les terrasses bourdonnent, sur les avenues comme dans les petites rues. «Il faut chercher pour trouver une table au soleil», constate un couple. Dans les salles, à l'inverse, l'ambiance est plus tranquille. «Je m'installe à l'intérieur pour le frais et pour chercher un peu de calme», explique un ouvrier en pause déjeuner, accoudé au bar.

À l'extérieur les visages sont souriants, infirmant au passage le cliché selon lequel les parisiens ne sourient jamais. Les motivations des clients sont toujours les mêmes: «pour prendre l'air», «profiter du soleil», et puis «en terrasse on peut fumer», ajoute une jeune femme, confirmant au passage un autre cliché bien français (la France compte environ 16 millions de fumeurs). Et lorsqu'on leur demande s'ils seraient sortis déjeuner si le temps avait été un petit peu moins clément, la réponse des clients est unanime: «probablement pas».

La question «est-ce qu'on dépense plus quand il fait beau?» provoque l'hilarité générale à une jeune tablée. «C'est sûr qu'on est plus insouciant», avance l'une des convives ; «on a plus soif aussi», renchérit son voisin, un demi à la main. Une assertion confirmée par la serveuse, qui explique qu'en période de beau temps, «en plus de servir beaucoup de froid comme les salades et les tartares, j'ai l'impression qu'on sert plus de boissons alcoolisées, et on les sert plus tôt aussi». Et ce n'est pas qu'une impression. Selon une étude de Climpact-Metnext menée en 2016, le chiffre d'affaires d'une entreprise qui commercialise de la bière en France varie en fonction de la température: entre 20°C et 30°C, chaque degré °C correspond à 5 % de chiffre d'affaires en plus.

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«Le beau temps, c'est un vrai coup de boost sur les résultats, on l'attend chaque année», explique une responsable de café. «C'est même intégré dans nos prévisions». Sur le montant précis des effets du soleil sur le chiffre d'affaires, les réponses fluctuent: «Je dirais 50% par rapport à un jour de grisaille à la même période de l'année. Avec le soleil ce qui change c'est qu'on a du monde toute la journée pour des petits cafés, des boissons...», glisse un serveur.

«Par rapport à un jour d'hiver normal, on double le chiffre, affirme le barman d'un autre établissement, sans parler des jours où il neige», sourit-il en évoquant la vague de froid qui a frappé Paris fin février. «Sur toute la belle saison, c'est environ 60% de plus que le reste de l'année, mais au jour le jour c'est difficile de savoir, ça dépend de beaucoup de facteurs, si on est en début ou en fin de semaine, s'il y a un match de foot...» détaille la responsable de ce café du IXe arrondissement. «En tout cas, conclut-elle, le soleil c'est bon pour le commerce». «Même quand on n'a pas de terrasse, assure ce restaurateur. «Les gens ont envie de sortir de chez eux, surtout le soir», sourit-il.

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Les touristes, eux aussi, sont ravis: «On profite du charme de Paris, s'extasie cette Américaine. S'il avait plu on aurait été au musée, là on se promène, on fait du shopping». Un peu plus loin, une cliente abonde dans son sens: «avec un temps pareil on a envie de prendre son après-midi et de s'acheter des petites robes printanières.» Une tendance ressentie par la propriétaire de cette petite boutique de créateurs: «au printemps, on fait 20 à 40% de chiffre d'affaires en plus. Ici, on vend des choses assez colorées, ça attire plus quand il fait beau. En plus, on a plein de petits articles appréciés quand il fait chaud, des chapeaux de paille, des petites espadrilles...» Selon elle, cette augmentation des ventes est aussi due à un changement d'attitude général: «Les gens flânent plus, ils regardent les vitrines, pour un commerce qui débute c'est un bon moment pour se faire une clientèle».

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