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Aux Philippines, le centre commercial au coeur de la vie sociale

RelaxNews31/07/2015 à 08:32

Le "mall" est une véritable cité dans la cité avec ses innombrables boutiques et supermarchés, ses cinémas, ses restaurants, ses bureaux de poste, ses cabinets médicaux. (AFP PHOTO / NOEL CELIS)

(AFP) - Longtemps la vie sociale aux Philippines s'est organisée autour des parcs ombragés, édens de fraîcheur et de convivialité. Victimes de l'incurie des pouvoirs publics, ils sont aujourd'hui désertés au profit d'immenses centres commerciaux où l'on va tout le jour durant, riche ou désargenté, de l'église au magasin.

A Manille, capitale de l'archipel pauvre de 100 millions d'âmes, on recense déjà plus de 150 "malls" à l'américaine et les campagnes ne sont pas en reste, qui voient pousser comme des bananiers ces cathédrales de la consommation et du loisir.

"C'est le seul endroit où on peut simplement se promener sans trop dépenser et il y a beaucoup de choses pour nous divertir", explique à l'AFP Jamie Gamboa, une jeune fille de 16 ans rencontrée avec ses amies devant un glacier dans un centre commercial chic près de son école.

Un Philippin sur quatre vit avec moins d'un dollar par jour. Mais dans les "malls", les plaisirs simples s'achètent pour une poignée de pesos.

"Dans les parcs, il n'y a rien à faire. Au musée ou au zoo, on n'y va qu'une fois alors qu'ici on mange, on fait du lèche-vitrines, on va au cinéma et parfois à la patinoire ou au bowling", détaille Jamie.

Le "mall" est une véritable cité dans la cité avec ses innombrables boutiques et supermarchés, ses cinémas, ses restaurants, ses bureaux de poste, ses cabinets médicaux. Chapelles et crèches permettent aussi aux familles de ce pays catholique où règne une grande ferveur religieuse de remplir leurs obligations cultuelles tout en faisant leurs emplettes.

En fait d'activités, nombreux sont ceux qui, dans les allées marbrées, se révèlent aussi oisifs que sous le couvert végétal des squares: on s'y prélasse sur des bancs en regardant passer le temps et la multitude, on y bavarde bruyamment...

Tous les âges, toutes les catégories sociales fréquentent les "malls": de nombreuses villes philippines sont polluées, peu sûres, la chaleur y est étouffante et la flânerie impensable pendant la saison des pluies, mais dans les "malls" ces bémols disparaissent.

Jacqueline Luis, juriste dans la fonction publique, y apprécie le confort, l'air conditionné et la diversité des activités proposées tant pour elle que pour ses trois filles adolescentes. "Il y en a pour tous les goûts, on peut faire des choses différentes. Je les laisse à la salle de jeux ou au cinéma, et moi je fais du shopping. On se retrouve tous à la fin", dit-elle.

 

- 'Plus d'arbres, plus de fontaine' - 

Et tant pis pour les espaces verts, regrette l'urbaniste Felino Palafox en soulignant que "c'est comme ça qu'on perd les poumons de la ville".

Wendy Tam se souvient de ses journées d'école buissonnière à s'ébattre avec ses amis sur la place luxuriante de Mambusao, une ville de 38.000 habitants dans le centre de l'archipel. Mais au fil des années, pelouses et arbres ont dépéri faute d'argent pour les entretenir dans un pays gangrené par le clientélisme et la corruption.

"Il n'y a plus de grands arbres, plus de fontaine. Il n'y a plus une once d'ombre, il y fait trop chaud", déplore-t-elle.

A une heure de route, un "mall" de 300 hectares a ouvert. C'est là que les habitants de Mambusao ont trouvé refuge. "S'il y avait un +mall+ à Mambusao, tout le monde irait", assure Wendy Tam.

Pour Jorge Mojarro, un Espagnol qui rédige une thèse sur le sujet, "ce n'est pas que les Philippins n'aiment pas les parcs. C'est juste qu'ils n'ont pas de parcs où se rendre".

Si les centres commerciaux ont remplacé les espaces verts publics laissés en friche, ils offrent bien davantage aux consommateurs. Certains "malls" se sont d'ailleurs dotés de jardins sur les toits...

Les promoteurs voient dans cette passion philippine pour les centres commerciaux une incroyable aubaine. "Ils savent très bien que le gouvernement n'offre pas les services dont les Philippins ont besoin, alors ils s'y substituent. Si le gouvernement ne crée pas d'espaces publics, eux le font", ajoute M. Mojarro. 

 

- Services publics compris  -  

Désormais, certains services publics sont d'ailleurs proposés au sein même des "malls": réalisation de cartes d'identité et passeports, de permis de conduire, paiement de certaines factures... La commission électorale réfléchit même à la possibilité d'y voter.

"Rien ne peut arrêter" la construction de centres commerciaux aux Philippines, assure Paul Santos, vice-président de l'Association nationale du commerce de détail.

Même de très petites villes rêvent d'avoir le leur. Dean Villa, maire de Larena, une commune de 13.000 habitants sur la petite île de Siquijor, planche sur un tel projet. Il espère ainsi attirer du monde dans sa ville et dissuader ses concitoyens de se précipiter sitôt leur paie reçue au centre commercial situé à une heure de ferry de là...

La concurrence croissante du commerce en ligne ? Alex Pomento, vice-président de la plus grande chaîne du pays, SM Prime Holdings, ne la craint pas. Son groupe compte déjà 50 "malls" et compte en ouvrir quatre de plus cette année.

"On ne se rend pas par hasard dans nos centres commerciaux", assure-t-il, en évoquant tout le panel des activités possibles, de l'organisation de mariages aux cérémonies de remise de diplôme scolaire, spectacles de danse, concours de chant... "Nous nous adaptons aux besoins des gens".

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