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Automobile : Un bonus-malus en fonction du poids du véhicule pourrait-il voir le jour ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene04/09/2019 à 15:15

Automobile : Un bonus-malus en fonction du poids du véhicule pourrait-il voir le jour ?

Automobile : Un bonus-malus en fonction du poids du véhicule pourrait-il voir le jour ?

Le député Matthieu Orphelin devait déposer ce lundi un amendement destiné à intégrer le poids des voitures dans le calcul du bonus-malus automobile. Une mesure destinée à pénaliser l'acquisition des véhicules lourds et polluants, comme les SUV, afin de réduire les émissions de CO2.

Un nouveau système de bonus-malus, indexé sur le poids des véhicules, pourrait bientôt entrer en vigueur en France. Lundi 2 septembre, le député Matthieu Orphelin (ex-LREM) devait déposer un amendement en ce sens dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités, rapporte BFMTV .

Cet amendement propose un nouveau mode de calcul du bonus-malus automobile qui porterait à la fois sur les émissions de CO2 du véhicule, mais aussi sur son poids. L'objectif est de limiter l'appétit des Français pour les SUV, ces véhicules très à la mode mais aussi très polluants.

Les SUV dans le viseur

Sur son blog, Matthieu Orphelin justifie cette prise de position. Il s'agit d'encourager "les véhicules les plus légers et de décourager l'achat de gros véhicules (dont les SUV de luxe) dont les ventes sont récemment montées en flèche" , écrit le député, qui rappelle que "même électriques ou hybrides, ces véhicules ne sont pas vertueux" .

En juin dernier, l'institut France Stratégie, rattaché à Matignon, avait recommandé la mise en place de ce dispositif pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. "Le poids intervient dans trois des quatre résistances à l'avancement d'une voiture : la traînée de roulement, l'énergie potentielle (dans les montées) et l'inertie lors des accélérations" , expliquait Nicolas Meilhan, l'auteur de ce rapport, rappelle BFMTV .

Malus maximum pour les véhicules lourds

Une telle mesure est déjà mise en place en Norvège. Aujourd'hui, pour acquérir un Audi Q7 de plus de deux tonnes, un automobiliste norvégien doit débourser près de 20.000 euros de taxe d'immatriculation. Pour une Smart, la taxe n'est que de 1.000 euros.

Pour diminuer les émissions de CO2, Matthieu Orphelin ne compte pas s'arrêter là. Le député a déposé un second amendement - qui a été rejeté - destiné à encadrer la publicité sur les voitures neuves. Cet amendement avait été proposé une première fois au printemps dernier, sans obtenir le succès escompté.

17 commentaires

  • 05 septembre15:10

    une logique ''imparable''bravo les uns truits....


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