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Ascenseurs : la sécurité en question

Le Figaro04/11/2011 à 16:06
Les travaux de mise aux normes des installations, prévus par la loi du 2 juillet 2003, prennent du retard. Ce qui génère des crispations entre propriétaires d'immeubles et ascensoristes.

La chute de six étages d'un ascenseur dans un immeuble HLM de Paris, le 27 octobre dernier, ravive le débat sur la sécurité de ces installations. Des travaux avaient été réalisés le mois dernier sur cet ascenseur -de marque Schindler- par l'entreprise Somatem, chargée de la maintenance. Les locataires de l'immeuble dans lequel s'est produit l'accident vont porter plainte contre Paris-Habitat, propriétaire des lieux, a annoncé leur association «Les locataires en colère». Le bailleur social, lui, a déposé une plainte contre X. Une enquête est en cours pour définir s'il s'agissait d'une pièce défectueuse du constructeur ou d'une maintenance insuffisante. Contacté par Le Figaro.fr, Schindler n'a pas souhaité s'exprimer.

La France compte 520.000 ascenseurs, dont 482.500 accessibles aux personnes. Le parc national est le plus vétuste d'Europe, la moitié des appareils ayant plus de 25 ans, et le quart plus de 40 ans, selon la Fédération des ascenseurs. Or, près de 100 millions de personnes utilisent chaque jour un ascenseur. Suite à une série d'accidents graves en 2003, Gilles de Robien, alors ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement, a fait voter la loi «sécurité des ascenseurs existants» (SAE). État des lieux :

o Facture élevée pour les propriétaires

Ce texte imposait de nouvelles obligations en matière de sécurité, d'entretien et de contrôle technique des ascenseurs. Un calendrier en trois étapes a été établi pour cette mise en conformité, selon la gravité des risques identifiés, avec des échéances en 2010, 2013 et 2018. «Au 31 décembre 2010, soit à la première échéance, 10 à 15% des travaux n'étaient pas réalisés», relève Jean-Luc Detavernier, délégué général de la Fédération des ascenseurs, qui regroupe plus de 110 entreprises (soit 90% du secteur). Selon lui, les propriétaires d'immeubles sont davantage retardataires que récalcitrants à lancer les travaux. Avec la crise, la donne pourrait toutefois changer. «La bonne dynamique observée pendant la première tranche des travaux s'essouffle pour la deuxième échéance de 2013, sans doute à cause d'un manque de liquidités des propriétaires», constate Jean-Luc Detavernier.

Selon des études du ministère du Logement et d'UFC-Que Choisir, cette mise aux normes représente 22.000 euros en moyenne par ascenseur. Dans le pire des cas, les travaux peuvent atteindre 85.000 euros. Un coût que les propriétaires jugent indigeste. «Les nouvelles normes ont rendu obligatoires, sous la pression des ascensoristes, des travaux inutiles», accuse Bruno Dhont, directeur de l'association de défense des propriétaires ARC. Il cite en exemple l'installation de variateurs de fréquence (un système de freinage par coupure de courant) sur tous les ascenseurs alors que, selon lui, cette technologie n'est utile que pour les appareils très utilisés, c'est-à-dire dans les immeubles très hauts ou les bureaux, soit 20% du parc immobilier.

o Nouvelles contraintes de maintenance et dépannage

Pour Paul Philippot, délégué général de l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), les professionnels ont «tout misé sur la rénovation, plus lucrative que l'entretien». La loi Robien a pourtant rendu obligatoire une visite de techniciens de maintenance toutes les six semaines. «Mais les ascensoristes manquent d'effectifs pour répondre à cette obligation», ajoute Bruno Dhont. «Nos adhérents constatent qu'au lieu de passer une heure à contrôler l'ascenseur, de nombreux techniciens y passent plutôt un quart d'heure.» Lutte Ouvrière rappelle les résultats d'une enquête menée par le président du groupe PCF à la mairie de Paris en mai 2010 : «Il y a quinze ans, un technicien se chargeait de l'entretien de 50 ascenseurs. Aujourd'hui il en surveille 100.»

Un argument que réfute Jean-Luc Detavernier. «Près de 1000 techniciens ont été recrutés en 2010 et 6000 sur les quatre dernières années», précise-t-il, en rappelant par ailleurs que la loi impose au secteur d'assurer un dépannage 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. «Nous recrutons en permanence pour répondre à cette obligation», assure de son côté Pascal Lancelot, directeur du Service chez Koné France, l'un des quatre «majors» des ascenseurs en France, avec Otis, ThyssenKrupp et Schindler. Le groupe emploie plus de 1700 techniciens.

o Contrats multiples et éclatement des responsabilités

La loi a instauré un «contrat unique minimum avec options variables selon les différents prestataires». En clair, il existe une multitude de contrats de maintenance et certaines pièces peuvent être, en cas de défaillance, à la charge des propriétaires. Selon Pascal Lancelot, «ces derniers sont en général assez réactifs lorsque des pièces doivent être changées, mais certains sont parfois plus réticents, comme les primo-acquérants qui n'ont pas les fonds nécessaires ou encore ceux qui louent les bâtiments et ne souffrent pas directement des nuisances liées aux ascenseurs». En cas d'incident, la responsabilité des propriétaires est donc engagée.

«Le rôle des ascensoristes, qui sont souvent pointés du doigt à tort, est d'informer les syndics et les bailleurs sur les risques ou la date limite des travaux à réaliser», insiste Jean-Luc Detavernier. Pour pallier ce partage quelque peu flou des responsabilités, la loi a instauré des obligations de contrôles techniques, qui doivent être effectués tous les cinq ans par des experts indépendants, aux frais des propriétaires.

o Des contrôles techniques pas systématiquement effectués

Alors que le coût du contrôle technique est en général inférieur à 500 euros, certains propriétaires ne se plient pourtant pas à cette obligation «pour des raisons économiques, ou tout simplement par méconnaissance», déplore Hervé Lasseigne, président de la Fédération des indépendants experts et bureaux de contrôle des ascenseurs (FIEBCA), qui regroupe une trentaine de sociétés d'experts indépendants, professionnels du contrôle, du conseil ou des études en ascenseur. «Tous les ascenseurs du parc auraient dû être contrôlés au 31 décembre 2011, mais pas plus de 50% le seront.» Et personne ne surveille si un contrôle technique a été effectué ou non, souligne-t-il. Or, ces dernières années encore, la moitié des contrôles révélaient des anomalies.

«Les ascensoristes manquent parfois de compétences, car leurs techniciens ne sont pas nécessairement formés pour réaliser des études avant les travaux de mise aux normes», ajoute Hervé Lasseigne. Une situation qui devrait toutefois s'améliorer car il existe, depuis 2006, un diplôme de l'Éducation nationale spécifique au métier d'ascensoriste pour accompagner le vaste plan de modernisation du parc. Selon la Fédération des ascenseurs, l'effort de formation concerne plus de 5% de la masse salariale des entreprises. Koné France, par exemple, dispose de son propre centre de formation à Trappes, en région parisienne, souligne son directeur du Service.

Les pannes d'ascenseur en chiffres :

o L'ascenseur représente de 7 à 12% des charges d'un immeuble

o Le nombre d'accidents impliquant des usagers ou des techniciens de maintenance a baissé de 35% entre 2008 et 2010

o En 2010, les trois causes majeures responsables de 60% des accidents d'usagers étaient la précision d'arrêt (36% des accidents), les chocs à la fermeture des portes (12%) et les arrêts brusques liés à des parachutes anciens (12%)

o On recense 1.450.000 pannes par an au total en France

o Sur l'ensemble du parc, chaque ascenseur subit 3 pannes effectives par an en moyenne

o Quelque 150.000 personnes sont bloquées dans les ascenseurs chaque année (dont deux tiers en région parisienne)

(Source : La Fédération des ascenseurs)

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