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Après l'affaire des kiwis italiens, de fausses fraises françaises dans le Lot
Le Figaro21/06/2019 à 15:47

Après l'affaire des kiwis italiens, de fausses fraises françaises dans le Lot (Crédit Photo: Jez Timms - Unsplash)

La répression des fraudes a ouvert une enquête sur des fraises certifiées origine Lot-et-Garonne qui viendraient en réalité d'Espagne. L'affaire survient trois mois après la découverte de kiwis certifiés français qui étaient en réalité italiens.

Les producteurs craignent que cela devienne une habitude. Trois mois après «l'affaire des kiwis italiens», c'est au tour de fraises françaises d'être pointées du doigt. Une affaire d'une moindre mesure, cependant, tient à nuancer Xavier Mas, le président de l'Association des organisations de producteurs (AOP) nationale de la fraise qui regroupe une trentaine de cultivateurs. C'est ce producteur du Lot-et-Garonnes (le premier département français de production de fraises) qui a contacté les services de la répression des fraudes en mars pour signaler la découverte de quelques palettes de fraises censées être françaises, et qui étaient en réalité espagnoles, au sein d'une coopérative du département. «C'est la première fois que nous avons affaire à ça», temporise Xavier Mas, mais il ne faut surtout pas que cela devienne une habitude».

Si l'AOP n'a pas vocation à contrôler l'origine des fraises, «on observe régulièrement, directement dans les points de vente», précise Xavier Mas. «Dans ce cas précis, c'est une salariée de l'organisation qui est passée dans un supermarché d'Agen. Elle a été interpellée par des fraises marquées origine Lot-et-Garonne, mais qui n'avaient vraiment pas l'allure de celles que l'on cultive habituellement dans le département», détaille le producteur. L'AOP s'est donc rendue dans la coopérative à l'origine de ces fraises et a découvert «plusieurs palettes de fraises espagnoles». Selon Xavier Mas, «la coopérative n'est a priori pas fautive de la fraude, elle se serait elle-même fait avoir sur la marchandise». Elle aurait en effet eu recours à un intermédiaire afin de compléter sa marchandise de fraises rondes, dont le rendement n'est pas encore complètement optimal à cette époque de l'année. Selon Xavier Mas, il était bien noté sur les factures «origine France». Toutefois, le président de l'AOP estime qu'aucune conclusion ne peut être faite à l'heure actuelle, «il faudra attendre les résultats de l'enquête».

Un marché en structuration

Toujours est-il que l'AOP a décidé de se déclarer partie civile, et de prendre le sujet à bras-le-corps. «Le secteur de la fraise française est actuellement en pleine structuration, affirme Xavier Mas, nous sommes en train de chercher un système de traçabilité fiable dans un marché assez diffus». Le producteur souligne que «la taille des exploitations est en moyenne beaucoup plus faible que la plupart des autres secteurs, ce qui rend l'organisation très complexe». Dans ce contexte, l'AOP n'a au départ pas voulu ébruiter l'affaire: «c'est la Coordination rurale (syndicat agricole, ndlr) qui a révélé cette affaire au grand jour, alors que nous préférions régler cela en interne», déplore-t-il.

Même s'il a atteint des proportions «industrielles» il y a déjà plus de 50 ans - la célèbre espèce gariguette a été créée en 1976 - le marché français de la fraise s'est considérablement accru ces dernières années, notamment dans le Lot-et-Garonne. En 2015, dans ce département du sud-ouest de la France, on comptait environ 200 producteurs, près de 500 hectares de production dont 220 hectares en hors-sol. Surtout, «le marché a augmenté en raison d'une diversification des espèces produites et d'une amélioration globale de la qualité, permettant à la fraise française de se démarquer de sa voisine espagnole», explique Xavier Mas. Par conséquent, «il est très important que l'on soit fiable pour les consommateurs», insiste-t-il, au risque que les amateurs de fraises se tournent vers les produits limitrophes, moins chers.

Cette affaire survient alors que la problématique de la traçabilité des produits alimentaires revient de plus en plus sur le devant de la scène. Si les géants de la grande distribution comme Carrefour se sont emparés tôt du sujet, avec la mise en place de technologies de traçabilité des produits, notamment via la blockchain, Xavier Mas le confesse: «l'agriculture est encore plutôt en retard sur le sujet. Mais nous finirons par y arriver, nous aussi».

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